Depuis le mois de mars, la basilique Notre-Dame de Montréal se prête au jeu des nouvelles technologies à travers le spectacle AURA, conçu par Moment Factory.

Le studio spécialisé dans la conception d’œuvres immersives a travaillé sur ce projet environ un an et demi, sous la direction du réalisateur Bruno Ribeiro. À son compteur, le projet interactif et multimédia du groupe Muse ou encore Nova Lumina, un parcours lumineux à Chandler, en Gaspésie. Un gars qui roule plutôt bien sa bosse donc…

basilique notre dame montréal

Alors lorsqu’il a été mandaté pour créer un spectacle dans la basilique, il s’est laissé inspirer par les lieux. Tout simplement. Il faut dire que la cathédrale – surtout son intérieur – est un petit bijou au coeur du Vieux Montréal.

Aura est divisée en deux parties. Une première, durant laquelle les spectateurs arpentent les allées de la basilique pour découvrir de nombreux tableaux qui prennent vie sous leurs yeux grâce à un jeu de lumière et de lasers, puis la deuxième durant laquelle ils prennent place sur les bancs, face au choeur.

Pendant une vingtaine de minutes, les moindres détails de l’intérieur de la cathédrale sont magnifiés par des jeux de lumière incroyables. Du choeur à la chaire, en passant par la voûte et même l’orgue, chaque partie de la basilique est illuminée. 

notre dame montréal

Pour monter le show, le réalisateur et son équipe ont passé un nombre incroyable d’heures à retracer l’histoire des lieux, à réaliser des mapping, à scanner l’intérieur, à mesurer les moindres recoins… « Le mapping, c’était la chose la plus compliquée, car il a été réalisé à presque 270 degrés. Il fallait aussi tenir compte des parties colorées de la basilique. Il y avait donc un véritable défi de garder son intégrité », raconte M. Ribeiro.

Dans l’idée, le réalisateur voulait « continuer l’œuvre des créateurs de la basilique » et mettre en image son aura, d’où le nom du spectacle. Il explique qu’il fallait aussi qu’il soit intemporel car il va durer 10 ans. L’histoire se divise en trois parties, avec une première qui se consacre plus à la naissance, puis les différents obstacles avec ce raz de marée qui engloutit le monument et enfin la dernière partie, « à ciel ouvert », s’inscrit plutôt dans le futur.

La musique y tient également un rôle important. Véritable appui à la narration, elle se veut solennelle et épique. À la hauteur de la beauté du bâtiment. Elle a été composée par Marc Bell et Gabriel Thibaudeau.

Depuis son lancement, le spectacle a déjà attiré 70 000 spectateurs. Et que le curé soit rassuré, l’œuvre ne pervertit pas la basilique et donnera peut-être l’envie à certains de remettre les pieds dans une église…

Le spectacle AURA a lieu en semaine à 18 h et le samedi à 19 h et 21 h. Plus d’informations : ici.

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