Naive New Beaters

Avant d’entrer à l’hôtel Paradis, je prends deux secondes en fumant une cigarette, écouter « Heal Tomorow » histoire de me mettre dans le bain. En repensant aux Naive New Beaters je repense à mon adolescence. La mode des fluokids, The Strokes, Yelle, Crystal Castles, M.I.A… Une adolescence entre grunge, fringues couleur stabilo et mèche rebelle. Naive New Beaters après tout c’est un mélange de tout ça. L’esprit rebelle de ma mèche, l’arc-en-ciel de couleurs de mes chaussettes et le grunge de l’esprit d’Ado. Pourtant en écoutant leur nouvel album, quelque chose a changé. L’âge ? Peut-être. La maturité ? Oh hell NO !

Je dirais plutôt l’envie de vivre « à la folie » qui ne nous lâche pas depuis ces bancs du lycée (ou de la fac). Ces mêmes bancs où l’on écoutait, sur nos tous nouveaux MP3, Naive New Beater nous chanter « Live GOOODDDD ».

Comment ça a commencé Naive New Beaters ?

Back to the origine, non c’est cool.

Eurobelix : Alors on avait un groupe avec Martin qui marchait moyennement en même temps on en était qu’à notre 2ème concert. On faisait un concert dans un loft/ squat et David Borring exposait ses photos en même temps. Pendant le concert, il a chauffé tout le monde à venir, a fait un peu l’ambianceur et grâce à lui on a fait un super concert. Il y avait 7 personnes au lieu de 3… Ahaha l’enjoliveur.

 

DB : C’était vraiment des belles fêtes ça.

Pourquoi « c’était » ?

Eurobelix: Parce que depuis, je n’en ai pas revu des comme ça, dans des supers lofts avec un gros bordel. J’avais ramené Théa, la fameuse Théa. Nous sommes partis manger un super couscous avec des minis merguez. J’avais pas de thunes du coup c’est elle qui a tout payé…

Marthin luther BB king : Du coup voilà, on l’a retrouvé et on lui a dit « viens à la maison faire de la musique avec nous »…

DB : Oui enfin j’avais pas trop d’endroit où dormir du coup c’était bien pratique aussi. J’ai direct fait la voix, de la vocalise.

Naive New Beaters

Naive New Beaters ?

DB : C’est le nom du groupe, ça on revient pas dessus ! Ça vient du premier morceau qu’on a fait ensemble qui était assez Fresh, assez nouveau un peu naîf, « Dance ». Du coup si on fait du New Beat autant faire du Naive New Beaters.

Anglais – Français pourquoi ?

Eurobelix: Là pour le coup, on fait principalement anglais. Il y a quelques mots en français et on fait gagner des pin’s au gens s’ils arrivent à trouver les mots en français…

DB : Sur tous les albums on a choisi de faire principalement anglais, déjà parce que je suis né aux USA, parce que l’anglais c’est quand même plus stylé et puis tu peux tourner à l’étranger. Un choix stratégique qui c’est imposé de lui-même.

Le titre de votre nouvel album « À la folie » c’est une déclaration d’amour ?

Eurobelix : C’est une ode à la folie. Ça peut-être la folie amoureuse, sentimentale, passionnément juste avant la folie, ça peut être pas du tout, juste après la folie. C’est un album un peu plus sentimental parce qu’on s’était fait touS les trois larguer après le deuxième album. Du coup l’amour, ou le non-amour ou la fin de l’amour il est au cœur de cet album. Ça va mieux maintenant. C’est surtout la musique qui nous a permis de retrouver des meufs.

MLBBK : C’est vrai ça. C’est la musique qui nous les a enlevé et la musique qui nous en redonne, c’est beau… C’est vrai qu’à l’époque c’était chaud d’y arriver, les rythmes de tournées t’es jamais là…

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Qu’est-ce qui a changé depuis votre premier album ?

DB : À notre nouvel album, c’était pas encore vraiment notre boulot la musique. On bossait à côté et c’était différent. Là le troisième c’est encore une autre étape. Maintenant on se dit « à tiens pour garder les copines on va essayer de pas faire 5 concerts par semaine ». On a grandi, on a changé.

Je me suis fait un rally Naive new beaters de 48h pour bien me mettre dedans et à chaque fois j’entends pleins de mélanges de genres. C’est un choix de faire de votre musique un melting pot de pleins de choses pour créer du nouveau, ou c’est votre amour pour tout qui vous pousse à ça ?

DB : C’est assez naturel la façon dont ça arrive. Sur cet album on s’était dit on va essayer de faire quelque chose de Dance-Grunge, on s’est dit que ce serait la « new musique ». Puis finalement, on se retrouve à faire des morceaux qui n’ont aucun rapport. On est trois, avec trois personnalités différentes. Du coup chacun apporte ses influences, ses préférences… Même si aujourd’hui nos goûts musicaux se sont rapprochés.

Du coup ça se répartit comment ? Toi tu es plus Dance-Grunge (DB) ?

DB : Moi je suis world, pop, grunge pour résumer.

MLBBK : Je dirais « musique saturée ». Rock, métal, électro bien énervée. Du gros hard rock qui t’en fout plein la gueule. Par exemple Daft Punk, sur leur premier album il y avait la track Rolling n’ scratchin et c’est un des trucs les plus violent que j’ai pu entendre alors qu’il y avait aucune guitare.

Eurobelix : Un peu de tout, rap, hip hop mais sur le dernier il n’y en a pas trop. Il y a pas mal d’influences, j’aime bien les belles mélodies, quand on entend bien la batterie et une petite préférence quand il y a un pied sur tous les temps.

Un pied sur tout les temps ?

MLBBK: J’aime bien la disco, la funk, l’électro quand ça danse et que ça groove. J’aime pas forcément le mouvement disco mais il y a des éléments qui accrochent.

Dans les collabs que vous avez faites, est-ce que certaines vous ont plus marqué que d’autres ?

Eurobelix: Il y en a une toute récente : Celle avec Izia « Heal Tomorrow ». On a composé un truc ensemble au départ qui s’est progressivement transformé au fil de nos rencontres et collaborations pour donner ce morceau et atterrir sur le nouvel album.

DB: Il y a des artistes que l’on connaît avec qui l’on veut travailler et parfois on adore un artiste et on essaye de voir ce qui est possible de faire ensemble. Euro par exemple aimait bien ATK on les a fait venir pour bosser ensemble. Après ça dépend pas mal de l’accessibilité. A l’époque on voulait bosser avec David Bowie par exemple mais autant dire que niveau accessibilité…Des fois c’est des voisins de notre studio à Main d’œuvre (Saint-Ouen) d’autres c’est des potes, ou c’est des gros coups de cœur comme FUZATI par exemple.

Du coup dans ces collabs « inaccessibles » ce serait qui ?

Eurolibelix : Personnellement ce serait Paul MacCartney avant qu’il … Si on a plus de temps Julian Casablanca.

DB : J’aimerais bien qu’on fasse un duo avec Dua Lipa qui est une super belle chanteuse.

MLBBK : Dans le rayon accessible je tenterais bien avec Mac Demarco pour voir ce que ça donne. Et dans les rêves fous je ferais bien une collab’ avec Rod Steward.

Pour finir, quels sont vos lieux de prédilections à travers le monde ?

MLBBK : Cabo Cologno . Une sorte de petit village pas si loin de Montevideo où il n’y a pas d’électricité ni d’eau chaude mais il y a la fête tout le temps. Il y a juste un restaurant dans le village.

Eurobelix : John Coltrave, notre ancien saxophoniste, a créé son propre restaurant à New York : Le French diner, très bonne adresse !

DB : Le jourdain : Restaurant dans le 20ème c’est plein de petits plats de poissons et pas trop cher.

Chez Guichi : Ils font des brochettes pas chères de cervelle, de riz de veau, de foie gras, c’est trop bon et ils font une superbe salade djerbiste (une salade de Djerba) et… Ils ont la meilleure Harissa du monde !

Eurobelix: Il faut saluer le Bus Palladium, le Grand Train, le Mansart où on trouve la Naive New beer. On a un ami brasseur avec qui on a créé une recette spéciale et depuis 2 ans on l’a vend partout en Ile de France. Sa brasserie c’est Distrikt et toutes les infos sont sur le site « Naive New Beer ».

DB: Une dernière excellente salle : L’Olympia ! Et le 22 mars, un concert génial : Les Naive New Beaters. Il faut venir tôt pour avoir les meilleures places devant… Là où l’acoustique est au top ! On conseille même aux gens de camper devant, et dès maintenant !

Interview réalisée par BOUHDID Inès

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