Estée Preda est une illustratrice basée à Québec. Elle crée des œuvres oniriques à l’aquarelle, à l’encre et à la gouache. Dans son univers graphique, des jeunes femmes mélancoliques cohabitent avec des chats, des plantes, mais aussi des créatures plus étranges telles que des félins ailés ou encore des êtres mi-oiseaux mi-reptiles à trois têtes. Rencontre.

Estée Preda

Si Estée Preda dessinait beaucoup étant enfant, elle a d’abord préféré parcourir le monde pendant plusieurs années pour faire des vidéos… de snowboard! Mais l’année 2013 marque un tournant dans sa vie professionnelle, le crash boursier ayant rendu son travail de vidéaste de plus en plus difficile.

Elle finit donc par troquer sa caméra pour des pinceaux pour occuper son temps libre. « Et là je suis vraiment tombée en amour avec l’encre ! », se souvient l’artiste. Elle dessine et peint alors de plus en plus, et commence naturellement à poster ses illustrations sur Instagram. « Les gens semblaient réceptifs et ça m’a encouragée à poursuivre dans cette voie », raconte l’illustratrice autodidacte.

On découvre peu à peu des éléments plus sombres quand on s’attarde sur les détails.

Estée Preda, à la rencontre des légendes et contes européens

Estée Preda, à la rencontre des légendes et contes européens

Une atmosphère qui se situe dans le clair-obscur

Son inspiration à la fois gothique et romantique lui provient des contes de Hans Christian Anderson, des frères Grimm ainsi que des contes folkloriques européens qu’elle lisait étant petite. « Ce qui m’attire dans ces histoires c’est le retour aux sources. Ça m’aide à comprendre comment nos ancêtres pensaient. C’est aussi une sorte de nostalgie de ces temps que nous n’avons pas connue », confie-t-elle.

Le mélange de ces contes et légendes ainsi que les souvenirs qu’elle garde de sa grand-mère qui luttait contre des terreurs nocturnes ont été le point de départ de son univers à la fois léger, mais pourtant relativement sombre. « J’aime le fait que mes illustrations semblent jolies et colorées à première vue mais que l’on découvre peu à peu des éléments plus sombres quand on s’attarde sur les détails », précise-t-elle.

Estée Preda, illustration

Estée Preda, illustration

Elle se décrit comme étant « mi-femme, mi-bête », une perception d’elle-même qui matche parfaitement avec son inspiration artistique entre réalité et chimérique. « Comme une femme enfant, avec une partie de moi qui a du mal à grandir », élucide-t-elle.

En effet, ses dessins reflètent cette dualité. Certains éléments sont tirés du réel des humains; des personnages de femmes, des plantes, des animaux, mais ceux-là coexistent avec des créatures sorties tout droit des rêves (ou des cauchemars!) d’un enfant.

Estée Preda, illustration

Estée Preda, illustration

 

Si Estée Preda aime travailler à l’encre et à l’aquarelle, elle aime aussi se lancer de nouveaux défis et explorer divers médiums. C’est de cette manière qu’elle s’est récemment intéressée au travail de la céramique. Elle a également testé le tatouage, essentiellement sur ses amis.

Finalement, quand on lui parle de ses projets futurs, la jeune femme nous répond qu’elle souhaite étendre son univers pour ne plus travailler uniquement en une seule dimension, notamment par le biais de sa nouvelle technique fétiche: la céramique. « Je ne veux pas seulement peindre la céramique, je veux aussi la façonner. Bref ça va être un long process ! », conclue-t-elle. On attend avec impatience qu’elle nous dévoile un jour ses personnages mi-humains, mi-monstres en deux dimensions.

–» Pour vous évader dans le folklore européen à la rencontre de créatures aussi mystiques que fantastiques, suivez Estée Preda : site web

Estée Preda, illustration

Estée Preda art et dessin

Estée Preda art et dessin

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Estée Preda dessin de chat

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