Après deux tours présentés au Lion d’Or dans les dernières semaines, il ne reste maintenant aux Francouvertes que trois finalistes qui s’affronteront sur la scène du Club Soda le 8 mai prochain. Le concours-vitrine de toutes les musiques y récompensera en partenariat avec Sirius XM la formation gagnante avec un chèque de 10 000$. Mais outre l’aspect récompense, le concours printanier vise surtout à nous faire découvrir de nouveaux artistes! Nous avons décidé de vous faire rencontrer les trois finalistes de cette 21e édition : Laurence-Anne, Les Louanges et Lydia Képinski.

Laurence-Anne

Crédit photo : Étienne Dufresne

Aujourd’hui, je m’entretiens avec Laurence-Anne. La jeune chanteuse originaire de Kamouraska et maintenant établie à Montréal fait dans une musique influencée par la chanson folk, dans un esprit de plus en plus chamber pop avec l’inclusion récente de trames de vibraphone.

La musique éthérée et pleine d’émotion de la formation demeure surtout marquée par la voix très émotive et cassante, mais oh combien maîtrisée, de sa joueuse leader que nous avons rencontrée pour vous.


Mettons que je te demande de décrire ta musique en trois mots, tu irais avec quoi?

Laurence-Anne : Mystère, exotique et jurassique.

La plupart des chansons que tu présentes en spectacle n’ont toujours pas été endisquées. Dans celles qu’on connaît déjà, j’aime particulièrement Vipère. Serais-tu partante pour nous la présenter un peu?

Laurence-Anne : Plusieurs de mes chansons se sont développées autour de bribes de rêves qui m’ont marquée, dont je garde le souvenir et les sensations. Vipère en fait partie. En gros, le punch c’est que «la boite noire» est une métaphore. Imaginez la scène comme si vous en étiez témoin, avec des lunettes infrarouges. C’est très suspenssss : un personnage se ballade en pleine nuit en forêt sur le bord d’une rivière. Il se fait épier par un individu en travers des branches, appareil photo à la main, qui finit par prendre un cliché avant de s’enfuir en courant. En volant un portrait. C’est un vilain mystérieux. (La photographie m’a toujours fascinée… cet art de capturer et figer dans le temps l’âme d’un lieu, d’une personne, d’un instant.)

Chacun arrive avec ses influences musicales, ajoute sa magic touch, ça fait un méchant beau mix quand on joue. Et ce qui est cool, c’est qu’on ne se pose pas trop de questions non plus. Ça coule comme une rivière au printemps.

Ton son et la formation de ton groupe semblent avoir pas mal évolué dans la dernière année. Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on assiste à autant de changements?

Laurence-Anne : C’est à cause de la magie! Mais aussi, j’ai rencontré beaucoup de gens au cours de la dernière année. Les circonstances ont fait en sorte de réunir les personnes idéales, au bon endroit et au bon moment. J’ai la chance de jouer sur scène avec des gens qui ne sont pas seulement de très bon musiciens, mais qui sont aussi de très bons amis. On a tous des personnalités et des backgrounds assez différents et je pense que c’est ce qui fait développer le «son» du projet. Chacun arrive avec ses influences musicales, ajoute sa magic touch, ça fait un méchant beau mix quand on joue. Et ce qui est cool, c’est qu’on ne se pose pas trop de questions non plus. Ça coule comme une rivière au printemps.

Laurence-Anne

Crédit photo : Etienne Dufresne

Tu ne performes pas tout le temps seule sur scène et on aimerait bien connaître un peu plus tes musiciens parce qu’on les trouve ben bons. Peux-tu nous les présenter et nous parler de votre rencontre?

Laurence-Anne : OUI!

David Marchand à la basse : Zouz, Mon Doux Saigneur, Chassepareil, Eliza et encore plus!

Février 2016 : mon ancienne formation tombe un peu à l’eau. J’écris à «Daver Boy» sur Facebook et je lui demande s’il veut jouer avec moi. Il dit yesser miller.

–> Il aime beaucoup Blink 182

Naomie De Lorimier au synth et backvocals : N NAO

Mai 2016 : je suis au parc Laurier et je suis triste ce jour-là. En résumé, on fait rencontre parce que je lui pleure dans les bras. Ça tombe en plus au moment où j’ai besoin d’une sub pour mon projet. Elle me dit : «Moi je chante». Après, on s’est vu presque tous les jours de la vie à partir de ce moment jusqu’à aujourd’hui. J’exagère presque pas. Un peu.

–> Elle aime beaucoup les fleurs.

Étienne Côté au vibraphone : Lumière, Canailles

Octobre 2016 : il assiste au Déplogue que je présente au Quai des Brumes en formule duo avec Eugénie Jobin (une vibraphoniste d’extrême talent). On prend des bières à l’Esco après. On s’entend bien, on aime les mêmes bonbons d’Halloween. Il accepte de m’accompagner au drum pour 2 spectacles. Après, on joue à la chaise musicale pour les Francouvertes, il se retrouve au vibraphone et aux percussions diverses.

–> Il aime beaucoup le miel et les déjeuners.

Francis Ledoux au drum : Zouz, Jesse Mac Cormack, Helena Deland

Février 2017 : Laurent St-Pierre part en tournée intergalactique. Il contacte Frank pour le remplacer derrière les tambours. Frank est un amour, un être d’exception. Il apporte du popcorn au cheddar blanc aux pratiques.

–> Il aime beaucoup les vêtements troués.

Laurence-Anne

Crédit photo : Jean-François Leblanc

L’univers des possibles va jouer ses cartes, on verra si les casinos du Nevada ne se font pas braquer avant qu’on arrive!

En spectacle, vous semblez accorder une attention particulière à la mise en scène et aux décors en apportant chaque fois une belle batch d’accessoires funky et thématique. D’où vient cette idée?

Laurence-Anne : Mes chansons sont très «visuelles», dans le sens où il y a beaucoup d’images, de références à l’imaginaire. Je trouve ça cool qu’en spectacle, il y ait des éléments qui se rapportent aux textes. C’est toujours le fun d’habiller la scène, de se l’approprier d’une certaine façon. Y’a aussi le fait que j’aime juste beaucoup les accessoires en général. Ma chambre à l’air d’un musée. J’ai une fixation sur les objets inusités : bâtons de ski, masques, barbies, dinosaures, statues, tableaux, roches, lol! Mais principalement, on se concentre surtout sur la végétation. Les plantes, les feuilles, on adore. En plus, Naomie travaille chez un fleuriste.

Tu as pas mal de nouveau matériel prêt à être enregistré. On est bien fébrile et on aimerait savoir pour quand on doit attendre ça?

Laurence-Anne : Je suis tout aussi fébrile. On s’en reparlera après les Francouvertes! L’univers des possibles va jouer ses cartes, on verra si les casinos du Nevada ne se font pas braquer avant qu’on arrive!

Laurence-Anne

Crédit photo : Laurence-Anne

Les artistes soutiennent les médias indépendants autant que les médias indépendants soutiennent les artistes. Les deux se font survivre, c’est une belle entraide, c’est bel un écosystème. Vive la culture!

Tu as déjà remporté une prestation live sur les ondes de CISM et une écoute exclusive de ta prochaine parution sur leur site. Je sais que tu étais déjà passée par leur émission Session Live l’an dernier. Ça représente quoi pour toi l’implication culturelle des radios et médias indépendants au Québec?

Laurence-Anne : Pour vrai, avant les Francouvertes, les gens qui connaissaient ma musique, c’est un peu parce qu’ils m’avaient entendu à CISM. Ces médias là, incluant radios et blogs, sont souvent les premiers à diffuser les projets émergents. Ils sont intéressés à tout. Et ce qui est bien dans ce milieu-là, c’est que c’est donnant-donnant. Les artistes soutiennent les médias indépendants autant que les médias indépendants soutiennent les artistes. Les deux se font survivre, c’est une belle entraide, c’est bel un écosystème. Vive la culture!

Laurence-Anne

Crédit photo : Alexandre Huart

Si tu gagnes le 8 mai, qu’est-ce tu vas faire avec ta bourse de 10 000$?

Laurence-Anne : Je m’achète plein de décors et une grosse van pour les transporter! Blague. Pour vrai, aller en studio ce serait mon plan numero uno.

Chez Beware.MTL, on parle beaucoup arts visuels. On trouve la pochette de ton EP et tes photos officielles ben cutes. Peux-tu nous en parler et nous vanter ceux qui ont travaillé dessus?

Laurence-Anne : Wouhou! Mes premières photos officielles (argentiques!) ont été prises par Sabrina G. Jolicoeur, artiste multidisciplinaire et cousine également. Les photos plus récentes ont été prises par Étienne Dufresne. On aime la science fiction tous les deux. C’était certain que les photos allaient être belles, même avant d’avoir commencé à shooter. Pour la séance, il avait l’assistance de Chloé, du collectif très coloré Pénélope & Chloë.

En conclusion, à quoi peut-on s’attendre pour ta troisième et dernière prestation au concours?

Laurence-Anne : Il y aura plus de dinosaures et de végétation. Parce que c’est grand le Club Soda! Aussi, c’est Étienne Dupré qui sera à la basse, en remplacement de David qui sera aux États-Unis. Ça promet! Un nouveau suspect pour notre game de Clue.

–» Pour ceux qui aimeraient savoir comment va se terminer la partie et si la combinaison mystère sera Laurence-Anne au Club Soda avec le chèque de 10 000$ de Sirius XM, et bien on vous rappelle que c’est lundi le 8 mai que ça se passe : événement facebook

–» Pour suivre Laurence-Anne : site web | facebook | bandcamp

Enregistrer

Enregistrer

Vous aimerez aussi

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *