GASS Records

Mamiko Motto est la fondatrice du label GASS. Motivée comme jamais à parcourir l’Europe et particulièrement la France, Mamiko Motto nous présente son label GASS qu’elle créé en 2015.
Acoquinée autrefois avec Sound Pellegrino et le gratin de la musique électronique londonnienne, la jeune anglaise est une femme enfant qui fait surtout des affaires. Affaires innovantes et créatives, le label appuie toute sa création sur l’humain, la technologie et la sexualité, des thèmes actuels qui inspirent ses artistes en tout genre ; graphistes, dj, photographes… Rencontre avec une vilaine fille au visage angélique, douée d’une oreille attentive et d’une aura singulière pour les tendances du turfu. Excités par les projets du label – comme un set super chaud sur Solid Steel Radio et la sortie d’un premier EP indiscipliné et pervers que signe Body Mechanic – nous rencontrons la patronne, qui fait tourner les têtes et les vinyles.

Mamiko Motto, peux-tu te présenter ? Comment est né GASS Records ?
Hello, je m’appelle Mamiko Motto. Je travaille dans l’industrie musicale depuis mes 16 ans en commençant avec HepCat, à Anvers en Belgique. Douze ans plus tard, maintenant que je vis à Londres, je m’adonne à ma nouvelle entreprise – GASS, un label et collectif artistique.  Il répond à ma réflexion, mon questionnement sur l’humanité, la sexualité et la technologie et ce, foærcément avec une pointe de provocation et d’humour. Avec ce projet, j’incite les gens à s’amuser et à ne pas prendre trop la vie au sérieux puisque… Life’s a Gass !

Comment t’est venue l’idée de créer ton propre label ? Qu’est ce qui le différencie des milliers de labels déjà existants aujourd’hui ?
J’ai travaillé comme A&R (ndlr : Artists & repertoire : chineurs professionnels de talents ) pour plusieurs labels de musique électronique depuis les dix dernières années. J’avais une vision assez avant-gardiste de la musique, je flairais les tendances. J’ai aidé pas mal de personnes et de labels à se démarquer ou faire une meilleure audience. Depuis longtemps, tous mes amis me disaient « Fais ton propre label ». J’ai jamais trop aimé la partie administrative, j’en avais peur : si je m’y mettais, je perdais en même temps mon amour de la musique. Maintenant, je suis plus mature. Je n’ai pas peur de relever des challenges, de défendre ma team ; j’assume mes responsabilités. Avec GASS, je veux créer un cocon familial avec tous mes artistes. Ils partagent la même vision que moi : nous aimons la musique plus que la vie elle-même.

Aux côtés des thèmes de l’humain et de la technologie, vous vous inspirez de la sexualité. Pourquoi ?
J’aime la connexion entre les humains, la technologie et la place qu’occupe la sexualité dans nos vies. Je pense que c’est un concept infini, qui n’arrête pas d’évoluer. Peu importe l’époque ou le contexte : à l’ancienne ou à l’avenir, ce sujet est celui qui m’excite et m’inspirera toujours le plus. Et je trouve essentiel de sortir des cases car il y a clairement « sexe » et « sexualité », la barrière qui les sépare de la vulgarité est vraiment fragile et amusante. Donc, je me concentre surtout sur la qualité des oeuvres, des sons et des artistes.

Donc Gass Records est un label de musique mais plus globalement un collectif artistique. Est-ce que tu pourrais nous présenter tes poussins et nous dire comment tu les as rencontré ?
La plupart du temps, les gens avec qui je travaille sont aussi mes amis. Ce sont des gens que j’aime et respecte. Des gens avec qui je bois du vin ( ;) ) dans ma cuisine ou avec qui je vais clubber. Des fois, je ne connais ces gens que par mail, mais il y a toujours une connivence tôt ou tard et nous devenons amis. L’énergie, la bonne ambiance sont importants pour moi et je dois croire en eux et eux en moi. Sinon, j’aime pas ce que je fais et je ne fais jamais ce que j’aime pas.

Notre première sortie est signée par une grosse tête de Détroit : Body Mechanic. Il est crade, sa musique est assez perverse : on a appelé son EP Techno Sexual. Il a un très bon groove. Quand je joue « Yo Girlfriend » dans des clubs à l’étranger, je vois bien qu’ils comprennent pas toujours les paroles mais le groove est tellement sexy, les gens n’ont jamais trop de mal à danser.

La deuxième sortie est entre les mains talentueuses de mon prince de Baltimore – Blaqstarr. On a crée un livre de coloriage pour adulte avec, ça s’appelle Moan Her Lease Her. C’est malpoli, c’est sexy mais en restant mélodique, tout en causant de prostitution.

La troisième sortie prévue vient d’un nouveau duo d’artistes – Just Two Guys. Leur son, c’est comme un festival extravaganza, avec des masques et des confettis, des synthétiseurs proches de la transe et croyez-le ou non, ils parviennent à des superbes résultats.

Comment ça se passe pour la musique électronique et la culture underground à Londres ?
Même si j’adore Londres et sa scène musicale, je ne joue pas beaucoup dans cette ville. J’adore jouer en Europe, plus qu’à Londres. J’ai l’impression que Londres ne se sort pas vraiment les doigts du cul. Les gens ne dansent pas, ils oublient de s’amuser. Ou alors ils passent la nuit sur leur smartphone à twitter. Je suis sûre que Londres est la meilleure ville en matière d’art, d’accès à la culture et à la musique mais la partie clubbing manque d’âme, de caractère. J’en entends parler autour de moi de plus en plus souvent and j’espère qu’on finira par refaire la fête à Londres, je baisse pas les bras.

J’ai cru entendre que GASS faisait une tournée en Europe cette année, en passant par la France. Qu’est ce que vous attendez de cette tournée, du public français ? Y’a des rumeurs à notre propos ?
Oui ! À la fin du mois de mai, nous commençons notre première tournée européenne avec le collectif, un évènement artistique et musical. Nous viendrons sans doute à Paris, mais pas que. J’adore la France, sa culture et j’espère beaucoup de collaborations pour 2016 et après. Il y a énormément d’artistes que j’adore et avec qui j’adorerai collaborer. Le public français est assez chaleureux et à chaque fois que j’y ai joué, je me suis sentie bien accueillie. Des fois, je rêve d’habiter à Paris, c’est dire à quel point j’aime et j’aime ce pays. Mais ça, le futur nous le dira.

Dernier mot ?
Que j’adore BewareMagazine et je souhaite à l’équipe énormément de bonheur et de réussite.

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