Difficile de se tromper en affirmant que les ambiances 80’s et les synthétiseurs ont effectué un retour en force dans le paysage musical des dernières années. Cette vague aura engendré d’excellents projets autant que d’autres, plus oubliables, mais un petit nouveau commence à faire parler de lui justement pour les bonnes raisons.

L’histoire derrière le trio Ghost Love est assez intéressante. Partis d’une formule duo, le band se retrouve aujourd’hui, quelques mois après sa formation, à accueillir trois membres et à présenter son premier EP officiel en carrière. One Lands, petit bijou de musique sombre et synthétique, nous avons rencontré le groupe pour leur poser quelques questions sur leur cheminement et leur processus de création. – À écouter par iciPar ici pour suivre le band

L’histoire qui se cache derrière le band est assez cool, passant par le sud de la France et par Craigslist si j’ai tout bien compris. Possible de nous la résumer, ne serait-ce que parce que c’est une excellente suite d’anecdotes ?

Un ami peintre nous a offert sa maison dans un petit village du sud de la France pour quelques semaines et on en a profité pour aller composer sans but précis. On s’est monté un petit studio temporaire dans le salon avec vu sur la méditerranée. C’était tout un luxe que de pouvoir écrire et expérimenter sans paramètre précis dans un si beau contexte! On allait prendre un café au village en bas de la colline, passait faire des provisions aux Halles puis on s’arrêtait prendre un peu de soleil sur la plage avant d’aller composer toute la nuit. Puis, à notre retour à Montréal, on est passé à travers toutes les idées qu’on avait commencé en France et on a peaufiné nos préférées. On avait travaillé jusque là davantage des textures de synths et drum machines et on voulait ajouter un peu plus de guitares pour donner un  »feel »  plus organique et humain à la musique et c’est à ce moment que Dave a eu l’idée de mettre une annonce sur Craiglist. Disons qu’on a rencontré des personnages assez spéciaux avant de tomber sur Justin! Mais avec lui, ça a cliqué sur-le-champ; on avait des goûts musicaux assez similaires, mais c’est surtout sa personnalité très relax et son style de jeu qui marchaient très bien avec les maquettes qu’on avait commencées. 

J’ai cru comprendre que Ghost Love, c’est pas votre première expérience de band. On vous connaît d’où avant ça ?

Entre les 3 membres, on a été dans plus d’une dizaine de bands! Mais Ghost Love est vraiment le premier projet musical dans lequel on se sent complètement à l’aise créativement et vraiment confiant avec la direction musicale!

Vous avez déjà donné quelques shows avec le band. La réception du public se passe comment à date ? 

Super bien! On a joué plusieurs shows a Montréal, Toronto et d’autres villes en Ontario et jusqu’à date ça été vraiment génial, une très belle énergie. Tu ne sais jamais comment le public qui ne connaît pas encore tout ton matériel va réagir, mais jusqu’à maintenant on a été très choyé!  On se prépare aussi pour un autre tournée ontarienne cet automne et une tournée européenne l’an prochain. Pour nous, c’est vraiment sur scène que les chansons prennent toute leur ampleur! 

Ghost Love

Votre premier EP, One Lands, est une sélection de morceaux que vous aviez déjà écrits et enregistrés. Outre l’unité stylistique, est-ce qu’on retrouve une certaine histoire ou du moins un ensemble de thèmes plus cohérents entre les chansons qui le composent ? 

Oui absolument. On revient souvent à des thèmes d’anxiétés et de libération et comment naviguer à travers les relations humaines dans une société surchargée de stimulation. Au niveau musical, on aime beaucoup mélanger de la pop avec des textures sonores un peu plus expérimentales.  

On aime beaucoup vos visuels, autant les photos que le collage qui constitue votre pochette d’album. Possible de nous présenter vos collaborateurs ?

Hart Less a signé le design de la pochette et les décors pour le vidéo de One Lands. On voulait faire contraste au côté électronique et synthétique de la musique avec une esthétique visuelle un peu plus brute, et ça fonctionnait super bien avec la vision de Thomas Leblanc le réalisateur. Thomas avait une idée précise de ce qu’il voulait faire avec le vidéo et dès les premières conversations sur le développement du projet, on lui a donné carte blanche. On était à 100% derrière lui et le résultat est encore plus cool que nos attentes! Il faut aussi mentionner le travail de Richmond Lam pour les photos ainsi que Solo Fugère, le danseur et comédien dans le vidéo qui a travaillé avec les chorégraphes Léo Loisel et Olivia Sofia de Castel Blast  pour développer la performance et le travail de Cédric Laurenty derrière la caméra. 

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