La formation de Québec Ghostly Kisses sortira vendredi 24 mars, son premier EP en carrière. Un court album intitulé What You See, qui offrira 6 chansons, dont quelques singles que l’on connaît déjà, en plus de deux pièces live. Un an après la sortie de Roses, sa première chanson sur Bandcamp, on peut dire que le son du projet électro-pop s’est concrétisé. Dans un esprit toujours très feutré et sensuel, différents volets émergeront tout de même sur cette parution pour notre plus grand plaisir.

On a rencontré Margaux Sauvé, leader, chanteuse et fondatrice du projet pour la connaître davantage et en savoir plus sur les soirées de lancement qui auront lieu dans les prochaines semaines.

Ghostly Kisses

Crédit photo : Sam St-Onge

Peux-tu nous résumer ta musique en seulement 3 mots ?

Margaux Sauvé : Envoûtante, mystérieuse et sensuelle.

Ton goût pour la musique, il te vient d’où ?

M.S. : J’ai commencé à jouer du violon à l’âge de 5 ans. Mon frère en jouait déjà et ma mère était pianiste. On jouait beaucoup ensemble tous les trois, et ma mère m’accompagnait quasiment chaque jour dans mes pratiques. J’ai donc eu la piqûre pour la musique de film et la musique classique très jeune. J’aimais beaucoup jouer avec eux : on avait définitivement une connexion lorsqu’on jouait, et elle existe encore aujourd’hui. J’aimais aussi entendre toutes les harmonies à trois, qui étaient beaucoup plus riches que lorsque je jouais seule. C’est le genre de choses qui me font encore beaucoup vibrer aujourd’hui.

Tu évolues dans un univers musical qui commence à prendre tranquillement de la place au Québec avec des Milk & Bone, des Kroy, des Men I Trust et des Fjord de plus en plus présents sur la scène musicale provinciale. Tu fais comment pour te démarquer de ces artistes-là ?

M.S. : Personnellement je tente de créer un univers artistique propre à Ghostly Kisses qui se reflète dans l’identité visuelle, dans ma voix, dans mes textes etc… C’est ce qui rend le tout unique à mon avis.

Tu viens de Québec et le paysage musical de la capitale commence à prendre de plus en plus d’ampleur avec de nombreux nouveaux groupes. Est-ce que c’est une compétition de plus ou, au contraire, profites-tu un peu de la vague ?

M.S. : Il y a certainement un sentiment de fierté de voir plusieurs artistes de Québec avoir de la reconnaissance et être de plus en plus écoutés. Je suis bien contente d’en faire partie ! Dans la communauté artistique et musicale à Québec on se connaît tous, ou presque tous, et c’est plutôt propice à la collaboration.

Dernièrement, tu as réussi à t’attirer pas mal d’attention sur Spotify. Comment expliques-tu ce succès-là ?

M.S. : Je crois qu’il y a un public pour la musique électro-pop éthérée comme je fais, et ce que j’en conclus, c’est que mon public se trouve un peu partout dans le monde et non pas seulement au Québec. Spotify est justement une plate-forme très accessible pour écouter de la musique de vraiment tous les styles.

Ghostly Kisses

Crédit photo : dragos.ca

Tu lances ton premier EP en carrière le 24 mars prochain de façon indépendante. Comment s’est passé le cheminement de carrière pour te rendre jusque-là ?

M.S. : Avant, j’y allais une chanson à la fois. Ça me permettait de travailler le son, de faire des tests et d’explorer différentes avenues. Récemment, j’ai senti que j’étais prête à lancer quelque chose en un bloc, comme un tout. Le EP What You See représente bien le travail réalisé durant la dernière année et demi, je dirais, et montre bien les différentes avenues artistiques que je veux emprunter aussi.

Beware.MTL parle beaucoup d’arts visuels, donc je pense que le sujet est difficile à éviter ici ! Les visuels des pochettes de tes singles et de ton EP sont assez travaillés. Qui est-ce qui s’en est occupé et pourquoi avoir choisi ce type d’esthétique ?

M.S. : C’est mon amie Esthera Preda qui a fait les illustrations. Je lui donne toujours carte blanche, elle me connaît bien et connaît bien l’univers de Ghostly Kisses. Elle amène une petite touche de magie dans tout ce qu’elle fait. Aujourd’hui, je travaille aussi avec Marie-Joëlle Lemire pour le graphisme. En fait, la pochette du EP est une collaboration entre une photo prise par Sam Saint-Onge, les illustrations d’Esthera, et c’est Marie-Joëlle qui a tout mis en place. Le mélange des illustrations et des photographies est quelque chose qui représente bien la dualité entre deux mondes, comme la réalité et mon imagination, un thème assez présent dans mes chansons.

Ghostly Kisses

Ghostly Kisses

 

Pourquoi est-ce qu’il ne faut absolument pas manquer tes concerts de lancement du 31 mars à Montréal et du 7 avril à Québec ?

M.S. : Pour les lancements, la mise en scène du spectacle a été travaillée. Par exemple, on a maintenant un éclairagiste avec nous pour envelopper encore plus la musique dans une ambiance fantomatique et mystérieuse. Il y aura aussi plusieurs artistes invités qui vont venir présenter leurs œuvres durant la soirée, comme un genre de pop-up. Et finalement je donne un EP à toutes les personnes présentes au lancement !


–» Pour suivre l’univers vaporeux et délicat de Ghostly Kisses : site web | facebook | bandcamp | youtube

 

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