Rencontre avec Her : un premier album teinté de néo-soul

Hymne à la vie, Her nous dévoile un premier album éponyme où se côtoient une indéfectible sensualité et une délicatesse bouleversante. Production minutieuse et lancinante, nous remarquons une volonté sincère de créer des passerelles entre la soul et la pop. Her

Comment décrirais-tu spontanément ce projet musical ?

Victor : Je dirais que notre projet est avant tout sincère, perfectionniste et élégant. Dans Her, tout est une histoire de coeur associant des personnes qui restent avant tout de grands idéalistes.

Après les sorties consécutives de Tape #1 et de Tape #2, que représente ce premier album pour toi ?

Victor : Ce premier album incarne une finalité tout comme une réelle fierté. C’est une combinaison d’émotions intenses à la fois éprouvantes et formatrices. Présenter des compositions personnelles est une chance certaine et unique. Je dirais que partager notre travail est une forme de concrétisation et une satisfaction.Her

Vos thématiques de prédilection sont la féminité, la sensualité et l’amour charnel. Penses-tu étendre ce champ de thématiques au cours de ces prochaines années ?

Victor : Je pense que nous aborderons des thématiques diverses. Composer sur les relations humaines, la sensualité était une démarche naturelle et spontanée et non un cloisonnement. Au sein de l’album, nous partageons constamment notre vision positive et notre point de vue tourné vers la vie. La spontanéité est ce qui me guidera au cours de ces prochaines années.Her

Vos compositions intimistes racontent constamment des histoires et des fragments de vie. Pourrais-tu nous parler de votre processus de création?

Victor : Avec Simon, nous débutons notre processus par une recherche de sonorités sur ordinateurs. Cette démarche nous permet de façonner une esthétique électronique avec un minimum de matériel. Nous enregistrons ces mélodies avec des batteries électroniques et des samples.  Dans un second temps, nous recherchons une version davantage acoustique avec nos musiciens en studio en excluant les ordinateurs. Le processus de création se présente comme une réelle recherche pour valoriser la musique naissante. Ensuite, nous devons mixer ces superpositions de sonorités pour conserver une partie de l’enregistrement en studio et une partie synthétique. Pour Five Minutes, notre recherche initiale sur ordinateur servait davantage la musique mais cela varie constamment. À travers ces enregistrements, nous souhaitons montrer que nous sommes avant tout des musiciens et non des producteurs. Explorer perpétuellement et mélanger les sonorités constituent notre processus de création.Her

Quelle composition de ce premier album te touche particulièrement ?

Victor : L’album incarne une réelle entité, nous suivons une chronologie tout en abordant des thématiques variées et complémentaires. Cependant Good Night évoque une période douloureuse avec Simon ou mon beau-père et induit un tournant certain. Nous aurions pu composer sur la tristesse et le désespoir mais la vie nous anime. Avec Simon, on a imaginé et construit notre album comme un voyage. Il était naturel d’ouvrir par We Choose, qui évoque précisément notre soif de liberté. Clôturer notre disque par Good Night était tout aussi naturel, puisque ce morceau parle de la maladie, de la vie, mais surtout pas de la mort. Le thème de Good Night symbolise l’esprit de ce premier album.Her

On&On accueille la voix de Roméo Elvis. Comment cette collaboration est-elle née?

Victor : Les collaborations traduisent notre volonté de créer des passerelles entre la soul, la pop et le hip-hop et de proposer des transitions entre ces genres musicaux. J’ai sollicité Roméo Elvis après la disparition de Simon pour continuer à lui rendre hommage tout en défendant notre vision de la musique et de la vie. J’ai rencontré Roméo entre deux concerts pour lui soumettre cette collaboration et il était partant

Quelle est la suite pour cette nouvelle année ?

Victor : Une nouvelle année qui se révèlera riche voire intense étant donné nous avons entre 70 et 80 dates de programmées. Nous aurons l’Olympia le 25 avril prochain mais également des festivals et une tournée internationale. J’essaie de me remémorer la philosophie de ce premier album et cela me donne cette force primordiale. J’ai décidé de terminer notre travail en sachant que la promotion et la tournée suivraient. C’est une décision que j’assume entièrement mais qui n’est pas évidente quotidiennement. Présenter ces morceaux à des foules bienveillantes et compréhensives est un bel hommage à Simon.

Soundcloud

Crédits photos: Élodie Daguin

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