Du skate à la musique il n’y a qu’un pas. Jean Charles Leuvrey a ce point commun avec Pedro Winter que tous les deux ont grandi dans la culture de la planche, ouverte à toutes les musiques, et surtout aux gens et au partage avec eux. Depuis bientôt un an, Jean-Charles est aux manettes d’Hotel Radio Paris, porte grande ouverte pour découvrir ceux qui feront la musique de demain, fédérant une communauté bien au-delà des genres, allant de dj sets ou live à la lecture de textes sur une playlist. C’est aussi et surtout une histoire de débrouille qui prend ses racines dans une marque de skate maison, des voyages à Barcelone et Londres, ou encore dans le mouvement fluokid des années 2000. Un rôle d’outsider-défricheur-connecteur que Jean Charles assure toujours sans compter ses heures.

Jean Charles Leuvrey : En fait ça fait un an que je suis à Paris. Je débarque de 10 ans de vie à l’étranger, mais j’ai de la chance parce que je suis né à Reims et que je connais Louis (Brodinski ndlr) depuis qu’on a une dizaine d’années. À l’époque je faisais beaucoup de skate, lui me filait des musiques pour mes vidéos, on a même eu une émission de radio de nos 15 à nos 18 ans.

Beware: ça s’appelait comment ?

JC: Ça s’appelait « desserre ta cravate » et le truc drôle, c’est qu’on a retrouvé toutes les cassettes, parce qu’ils enregistraient tout là bas. Je vais les numériser et faire un marathon de 24h de diffusion à Hotel Radio.

B: Comment ça se fait que tout est sur cassettes ?

JC: Parce que c’était il y a 15 ans, j’ai 31 ans mon pote! Après, je crois que c’était leur moyen là bas de garder des archives. En 2000, les CDs, ce n’était pas encore la mega fiesta.

B: C’était aussi le début des web radios.

JC: Oui, il y en avait surtout en Angleterre. Les anglais ont toujours été en avance sur la radio pirate. La culture radio là-bas est tellement forte.

B: Comment tu vois ça en ayant travaillé dans ce milieu là-bas ?

JC: Quand je suis arrivé sur Londres jeune, je me suis inscrit dans une radio qui s’appelait « French Radio London » et qui était la pire expérience de ma vie. C’était le début de la vague fluokid, j’avais une émission de radio où je passais du TTC.

B: Les gens n’aimaient pas ?

JC: Ils pétaient un câble, ils détestaient ça. Parce que c’est vraiment un radio de mecs d’écoles de commerce de 40 ans, relous, tenus par des français à Londres. Je suis méchant de dire qu’ils sont relous, mais c’est un peu ce qui s’est passé. C’était pas trop leur délire, du coup ils ont arrêté l’émission au bout de six mois, j’étais un peu blasé. J’ai continué ma vie, je travaillais dans la finance, puis il s’avère qu’à un moment j’en ai eu marre de faire un taff corporate.

B: C’était quoi le déclic ?

JC: Je regardais les chiffres sur mon compte en banque monter et ma vie descendre. C’est un peu cliché de dire ça, mais c’est quand tu as de l’argent que tu te rends compte que ça ne sert à rien, et c’est quand tu n’en as pas que tu es en galère (rires), maintenant je n’en ai pas mais je suis content. En vrai, j’aimais pas ça, mais j’avais l’attrait de l’argent du mec de 22 ans qui pense qu’il n’y a que ça qui compte, alors que pas du tout, ce qui compte dans la vie c’est d’être heureux.

B: Du coup, tu as tout plaqué

JC: On peut dire ça, je suis parti en Afrique du Sud après le break down en fait, juste pour kiffer parce que j’avais pleins de potes sud africains qui vivaient à Londres et je voulais voir comment c’était. J’ai fait Johannesburg, c’est cool mais la ville est dangereuse tu peux pas te promener tout seul dans la rue. Par contre Cape Town c’est la Californie, tu peux sortir de chez toi, prendre ta board, aller à la plage, chiller. Après, il y a encore des traces de la ségrégation, c’est triste à dire même s’il y a quand même des mélanges, mais ce n’est pas au même niveau qu’en Europe, tu vois.

B: Et donc tu as créé ta marque de skate là bas

JC: Voila, j’ai créé Familia Skateboards avec un bon pote de Londres qui est un des pionniers du skate en Afrique du Sud. Son père travaillait aux États Unis dans les années 90, et c’est l’un des premiers à avoir ramené une planche de skate en Afrique et à avoir développé le truc, il a lancé un magazine de skate là bas dans les années 2000. Je ne m’en occupe plus trop à cause de nos choix de carrières différents mais on a réussi à faire passer deux mecs en pro en début de cette année, Shaun Whiterup, un sud africain lui aussi. Il y a aussi Yann Horowitz qui est, pour la petite histoire, le premier skateboarder à avoir affirmé son homosexualité.

B: Chanmé

JC: Ouais, mais au bout d’un moment, j’ai voulu rentrer a Londres. J’ai décidé de faire autre chose. On m’a proposé un taff dans un skateshop, ça tombait pile au bon moment. je faisais pas mal d’autres trucs à coté, des soirées et cie, ça a duré trois ans. Mais Londres est une ville qui m’a fatigué, il était grand temps que je bouge, hors de question de rentrer à Paris, parce que j’avais envie de continuer à profiter de la vie. Je me suis dit « où est-ce que c’est cool, où est-ce que je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent, et où est-ce qu’il fait beau? »

B: Barcelone ?

JC: La réponse a été très simple, et comme c’est la capitale du skate, j’ai débarqué là bas avec ma marque, je l’ai développée, je faisais des soirées aussi. Au bout d’un an la bas, j’ai rencontré une fille qui vivait à Paris, elle faisait de l’art et avait sa propre marque. On s’est mis en relation à distance pendant un an, puis j’ai décidé de m’installer à Paris en travaillant pendant six mois un projet à construire. J’avais cette idée de la radio qui me trottait dans la tête depuis des années, j’en ai parlé à droite à gauche, des gens me conseillaient en me disant « tu n’as qu’à monter un pitch pour une émission », des radios à Paris m’ont ouvert leurs portes. J’ai présenté mon projet, mon dossier de presse, l’émission pilote, le thème c’était que j’invitais les gens qui vivaient de leur passion en expliquant le processus qui va du moment où tu en parles à tes parents, jusqu’à tes études, tes stages, et enfin le moment où ça devient concret. C’était pour aider les jeunes un peu perdus, parce qu’au final je pense qu’il faut suivre ses passions. Je le vois avec pas mal de potes avec qui j’ai fait une école de commerce, certains détestaient leur taff même s’ils gagnaient beaucoup d’argent.

B: Du coup, pour revenir au sujet, tu testes tes pitchs en radio

JC: J’ai rencontré beaucoup de gens, j’ai eu une proposition pour une radio, mais finalement ça ne s’est pas fait. On était en juin, j’avais donné mon préavis pour mon appartement à Barcelone, le plan commençait un peu à vaciller. J’ai continué d’en parler avec des potes de la musique, dont des gens de Bromance que j’avais prévu d’inviter dans le cadre de l’émission. Surtout qu’ils ont tous des parcours atypiques, entre les club cheval, Gesa, Surkin.

B: Surkin a commencé il y a longtemps quand on y pense

JC: Les années passent vite, mais Institubes, c’était il y a un moment. C’était trop bien, il y avait toute cette vague fluokids, d’où vient Brodinski pour le coup, Il était pote avec Guillaume Berg et Pharrell qui étaient les mecs du blog fluokids. Guillaume est devenu Directeur Artistique de Bromance aujourd’hui, et j’ai la chance d’avoir ces gens là qui m’aident et à qui je peux poser des questions. Et à un moment, j’ai dit « nique, vous savez quoi, il me reste de l’argent de côté, je vais faire un Kiss Kiss Bank Bank et je vais lancer ma propre radio ».

B: Pourquoi ne pas être allé chez Rinse qui venait de s’implanter en France? 

JC: Il s’avère que je connais d’amitié Laurent Bassols de Rinse France depuis des années mais là il était temps que je monte mon propre projet, que je prenne les rennes de ma propre vie, tu vois.

B: Vos lignes éditoriales sont si différentes ?

JC: Je ne suis pas là pour critiquer ni rien, Rinse c’est chammé mais ils sont assez musiques éléctroniques, alors que je trouve qu’en 2016, il y a plus de genres et que le Rap c’est quelque chose de super important en France, c’est une tradition. Je pense que tu ne peux pas créer une web radio en 2016 oubliant cette facette de la musique. Après, je ne checke pas vraiment leur programme, si ça se trouve ils ont beaucoup de rap, j’en sais rien en vrai.

B: C’est peut être aussi parce que le format des radios pirates et le côté contestataire du début du rap se ressemblent un peu

JC: Je suis totalement d’accord avec ça, je n’y avais jamais pensé. Et puis je suis un mec super ouvert, j’ai découvert la musiques via les vidéos de skate que je regardais. Il y a quelque chose de fort dans la culture skate. Par exemple, dans les vidéos tu peux voir un mec faire du skate en pantalon moulant écoutant du rock, et plus loin un autre mec en baggy sur du hip hop. Tu peux être autant fan de MF Doom que de The Strokes, et il n’y a aucun problème. C’est hyper ouvert, du genre j’ai découvert Dj Shadow dans une vidéo d’Andrew Reynolds, je m’en souviens encore, la musique c’était « Organ Donor ». J’avais 13 ans à l’époque, trois ans plus tard j’étais à un concert de Dj Shadow.

On a toujours eu ce truc d’éventail musical que les jeunes ont dans leur ipod. Je me suis dit qu’il était hors de question que je me donne des limites musicales.

B: C’est de là que vient le nom d’Hotel ?

JC: En fait, en septembre 2015, on a décidé de partir un mois avec cette fille en Argentine en vacances et pour me donner du temps pour réfléchir. Là bas, on s’est retrouvé à l’hôtel tous les jours. Une nuit, on était voiture, on a vu un panneau « Hôtel » dans le noir illuminé en bleu. Et là je me suis dis que c’était pas mal du tout comme nom, l’hôtel est un endroit où les gens peuvent venir, c’est un endroit de passage, où tu te sens bien, enfin moi en tout cas je m’y sens bien. L’idée était là, j’ai lancé un Kiss Kiss Bank Bank en demandant 4000 euros, ce qui n’est pas énorme, mais ça a permis aussi d’impliquer les gens.

B: Comment ça se passe pour la programmation ?

JC: Ça a commencé le 14 Janvier à la Mano, puis j’ai commencé à créer un planning presque journalier, tous les deux / trois jours parce que je n’étais pas totalement rodé, le temps de mettre les choses en place. Et le 2 février, Louis Brodinski est venu jouer, je lui ai dit « écoute, viens me faire un mix que de rap s’il te plaît. Je t’ai vu jouer 7000 fois, je veux pas d’un mix de club, je veux que ça soit le Brodinski, qui passe du rap chanmé comme quand on est chez lui ». Et là, énorme succès de cette émission, qui m’a permis d’avoir une mini présence parisienne. A coté j’avais regardé sur soundcloud une partie de la scène parisienne, mais étant parti pendant dix ans j’étais un peu largué, c’est là que j’ai rencontré le Luvgang / Casual Gabberz avec Paul Seul et Esteban Gonzales. Ils m’ont énormément aidé à me mettre en contact avec des gens, pour donner une plate forme aux jeunes pour qu’ils aient de l’exposition. En parallèle, j’ai donné des mensuelles aux gens que j’apprécie, comme Safia ou Boe Strummer.

B: Et tu restes toujours tout seul à travailler dessus

JC: C’est ça, je fais les trois huits entre les soirées pour gagner un peu d’argent, je loue mes platines parce que faire du streaming ça rapporte zéro euro. Mais là depuis septembre j’ai 2 stagiaires. Limite, je ne voudrais faire que la programmation, mais ca prend du temps de faire quelque chose d’éclectique. Tu vois, je n’ai jamais eu envie de faire une radio avec que des djs, ou de rester dans quelque chose de purement musical. J’ai besoin d’élargir et donner la possibilité à pleins de gens de faire ce qu’ils aiment si ca rentre dans le cadre d’Hotel Radio. Par exemple, il y a une fille qui écrit des textes et qui les lit sur une playlist qu’elle a faite, je kiffe trop. J’ai eu pas mal de talk shows sur certains styles de musiques par exemple avec Julien Morel qui est le rédacteur en chef de Vice, ou Étienne Menu de la revue Audimat, Sam Tiba, Mr Bisou

B: Il y a quelque chose de l’ordre de l’éducatif, d’instructif dans Hotel Radio Paris ?

JC: « Instruire » c’est un grand mot, c’est plus du domaine du partage de connaissances. Par exemple j’ai une mensuelle avec Pedro Winter et quand il vient, je veux qu’il parle. Donc avec lui on fait « lunch with Pedro »: il vient à midi, et on se fait écouter chacun des chansons, on parle de ce qu’on a fait durant le mois passé. C’est pas de l’éducation c’est du partage, selon moi.

B: Finalement c’est un fonctionnement très libre, sans rubrique fixe

JC: Tout est libre. J’invite des gens parce que je leur fais confiance, parce que je leur ai parlé avant ou parce qu’on me les a conseillés, et ils ont carte blanche. Il y a seulement 3 règles à Hotel Radio Paris: pas de politique, pas de religion, pas les daronnes. J’ai pas de news, pas la météo, pas des chroniques sur les dernières sorties de smartphones. Je veux juste qu’il y ait du partage mais orienté musique tu vois. Par exemple en septembre, j’ai organisé avec le Luv Gang un week-end au Batofar orienté nouvelle scene parisienne, on a fait jouer 41 personnes, de jeunes djs jusqu’a OKLOU. Ils sont tous venus jouer gratuitement, et en même temps dans la cale il y avait une convention tatoo, des marques de fringues.

B: l’idée c’est de créer une vraie communauté derrière

JC: C’est ça, je veux que leur lien commun soit Hotel Radio Paris. Tu vois, les djs sur un line up, à côté il y a souvent le nom de leur label. Il y en a certains qui mettent « Hotel Radio Paris », et je suis super fier de ça. Le seul problème, c’est que j’ai besoin de financements. Jusqu’à maintenant j’ai tout financé de ma poche, je paye les stagiaires comme je peux, je fais des soirées mais ça ne rapporte pas tant que ça. Je me dis que tout travail finit par payer, et là je commence à voir que ça fonctionne. Donc je m’accroche, je multiplie les actions.

B: Tu connais un peu la communauté des web radios sur Paris ?

JC: Je la connais maintenant, mais quand j’ai monté la radio je me suis mis des oeillères parce que je ne voulais absolument pas être influencé par ce que faisaient les autres. Après j’ai des influences inconscientes comme NTS et Know Wave qui est pour moi la meilleure radio du monde entier, tenue par Aaron Bondaroff à qui j’ai parlé d’Hotel Radio quand il est passé à Paris. C’est vraiment un accomplissement pour moi que ce mec là me dise « bien joué ».

B: Et avant Hôtel, tu écoutais beaucoup de radios ?

JC: Je suis fan de radio depuis que je suis petit.

B: Du genre à enregistrer des émissions sur cassettes ?

JC: De ouf. J’ai grandi en écoutant Difool mais aussi plein d’autres radios. En bougeant à l’étranger j’écoutais beaucoup de radios anglaises, la BBC c’est de la balle, mais j’avais aussi des rendez-vous à des heures sur les radios françaises, comme Bourdin sur France Inter. Ou David Blot qui est un peu un journaliste de référence pour moi.

B: Tu sens appartenir à un mouvement à Paris comme David Blot l’a été pendant la French Touch ?

JC: J’aimerais pouvoir m’identifier comme un acteur de la scène musicale parisienne et non d’un mouvement. On est globalement dans un mouvement club à Paris qui va du hip hop à la musique électronique, et il n’y a plus de barrières entre tout ça.

B: Tu peux me donner quelques artistes que tu as découvert ?

JC: J’ai mon chouchou, dj Lycox qui a 17 ans, il est angolais-portugais-francais, c’est un génie et une crème. Il fait de l’afro house moderne.

Il y a aussi Violetta West qui fait de la footwork, je la kiffe trop.

B: ils sont très jeunes aussi

JC: Ouais, quand on a fait l’événement au Batofar, l’idée c’était de comprendre cette génération qui a grandi sur internet. Et là, il y en a beaucoup que j’ai envie de prendre sous mon aile pour les aider, parce que je sais que tu peux vite vriller, mais j’ai pas vraiment le temps. Il faudrait que je monte une structure de booking/management.

B: En janvier, ça fera un an qu’Hôtel Radio existe, en regardant en arrière c’était quoi le plus difficile?

JC: Je ne me rendais pas compte de la quantité de travail que ça représentais, mais genre pas du tout. En fait, je booke des gens genre six jours sur sept, en faisant du 14h – 22h tous les jours et je cherche en plus quelqu’un pour faire une matinale. Aujourd’hui, j’ai pris deux stagiaires, un qui est attaché de presse et l’autre qui est censé tenir le studio mais il est tout le temps en cours, du coup ca ne va pas trop, je passe quand même beaucoup beaucoup de temps au studio. J’ai besoin de me calmer en ce moment parce que j’ai trop de trucs à penser, j’ai l’impression que mes journées sont trop courtes. Et en plus je suis dans une galère, je dois trouver un nouveau local, et le prix le plus bas c’est 700 euros, je sais pas trop comment je vais faire, (si quelqu’un a un plan ecrivez moi: hotelradioparis@gmail.com)

B: Après, tu n’as pas du tout ce discours de radio entièrement indé qui ne veut pas de sponsors

JC: Ah pas du tout, tant que la « marque » est dans le même état d’esprit que moi. Par exemple pour NTS, c’est Uniqlo, Carhartt et Red Bull derrière qui payent. Si par exemple Agnès B ou un alcoolier me propose un deal il n’y a aucun problème. C’est un échange de bons procédés et de soutien à la création artistique française. Et comme je suis sous loi de 1901, j’aimerais bien aussi avoir des aides de la France mais c’est une galère l’administratif ici. À partir de maintenant, comme Hotel Radio a besoin d’argent, il va falloir devenir membre de l’association pour organiser une émission, c’est 20 euros par an. C’est aussi parce que j’ai besoin de membres pour avoir des subventions. Au tout début de NTS, c’était 40 pound pour avoir une émission pour tout le monde peu importe le qui. Il n’y a pas d’individualité, c’est la radio de tout le monde, si demain tu veux devenir Vice Président d’Hotel Radio et que tu veux investir dedans, la porte est grande ouverte. 

B: C’est quoi le but final de tout ce que tu fais à travers tout ça ?

JC: Je dirais que je suis dans une optique de partage, de ouf. Là par exemple, il y a un mec qui va passer me voir à la radio, que j’ai rencontré quand je vivais à Barcelone c’est un skateur, la quarantaine passée, qui faisait de la musique quand il était jeune. Il a investi 40 euros dans le projet parce qu’il a kiffé via le kiss kiss au début, alors qu’on s’est vus trois fois dans notre vie sur des spots. Mais là, ma préoccupation c’est d’avoir un local plus grand pour accueillir plus de monde, une salle où les jeunes djs pourraient s’entraîner sur des platines, ou une pièce en plus pour des gens avec un autre projet cool genre un fanzine ou autre chose. Ce sont des trucs que je rêverais de faire.

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