Il faut aller voir « Inconnaissance » pour comprendre qu’on tient là la belle révélation de cet automne artistique, alors que la FIAC bat son plein.

Car la création contemporaine prend désormais ses quartiers aux portes de Paris, au 6B, lieu de toutes les claques visuelles, et réhabilite des quartiers méjugés en véritables berceaux d’avant-gardisme.

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Une exposition collective, réunissant ainsi sept artistes, sept personnalités pour autant de variations sur la thématique de l’inconnaissance; l’exploration semble vertigineuse. Mais sous les doigts de créatifs chevronnés, l’infini prend des couleurs inédites.

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Façonner, créer, distendre la matière, le temps, et en dépeindre tout ce que l’espace entre le dire et le silence laisse à l’imaginaire.

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Chaque coulée brûlante de peinture, chaque épiderme sublimé d’encre prend ici sens. C’est qu’il faut arpenter les allées de cette exposition, dans des locaux aux allures de squat berlinois réhabilité, pour respirer une fleur sous les nuages, se perdre dans une nature intacte et nostalgique pour se créer de nouveaux souvenirs.

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Makiko Kamohara (photograpie), Michel Soudée (dessin), Mathilde Le Cabellec (dessin), Jean-Marc Planchon (photographie),Denis Christophel (peinture), Teppei Nogaki (vidéo) et Emilie Sévère (peinture) sont réunis jusqu’au 27 octobre  autour d’un nouveau challenge: nous faire sortir de notre zone de confort pour une autre, où le supposé inaccessible devient notre habitat naturel.

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L’humilité et la fulgurance de ces talents parviennent à nous faire distinguer ce que seul le cœur décèle, des aurores vibrantes dans la brume, des collages organiques, une oeuvre-vidéo tout en intime et en détachement…

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Une aura précieuse, chargée d’émotions secrètes, plane entre les toiles et les pièces: c’est que les interprétations de chacun s’entremêlent, se répondent, s’interrogent. Une harmonie dans l’altérité, enfin.

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Venir au 6B? Un jeu d’enfant:  en moins de dix minutes de promenade, vous aurez le temps de grignoter une brochette et un maïs grillé, écouter les derniers palabres du quartier, admirer une fresque street-art et trinquer à la buvette de la galerie, ornée d’un mobilier vintage.

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Rien que et toujours pour de l’art, vous dit-on. A suivre, au fil de leurs pages…

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A écouter en s’y rendant:

 

A regarder, pour les pulsations lumineuses, et le cheminement:

 

Photos @Mathilde Le Cabellec @ Inconnaissance

 

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