Immersion au sein de l’univers attendrissant et coloré de Voyou

Seul sur scène, Voyou nous conte romances et péripéties de la vie avec une simplicité déconcertante tout en rejetant toute forme de noirceur. interview de voyou

Comment pourrais-tu décrire ton premier EP ?

Voyou : C’est une question simple et complexe à la fois. Je dirais que ce premier EP est un objet de voyage qui a parcouru plusieurs continents. Une forme d’objet teinté de couleurs qui traduit des humeurs variées. Les sonorités induisent une certaine joie ce qui permet de créer un équilibre avec les thématiques qui sont parfois dures.voyou musique

Justement, tu abordes des thématiques variées comme la solitude ou l’insouciance, cependant nous ne ressentons aucune noirceur à travers tes mots. Privilégier l’optimisme au pessimisme est ton fil conducteur ?

Voyou : Au cours de nos vies, nous sommes confrontés à des événements rudes. Certaines personnes se focalisent uniquement sur ces derniers et en parlent constamment. Cela ne résout rien, cela ne nous aide pas forcément. Quand nous abordons la dureté de la vie, nous sommes la plupart du temps pessimistes. Pourquoi ne pas tendre vers une forme d’optimisme ? Nous entendons des paroles cyniques, empoignantes qui reflètent la société dans laquelle nous vivons. Je me considère tout de même heureux au sein de cette dernière alors j’essaie de transmettre un message simple à travers mon univers musical.interview avec voyou

Que souhaitais-tu véhiculer comme émotions lors de la composition de « Seul sur ton tandem » ?

Voyou : La composition de ce morceau est survenue à la suite d’un drame personnel.  Je ne rentre jamais dans les détails pour laisser une forme d’espace et d’appropriation à chacun. Finalement, ces paroles peuvent traduire une rupture amoureuse ou un décès. La scène illustre une personne ayant vu un proche tomber à l’arrière de son tandem. Une personne en souffrance qui n’arrive pas à aller de l’avant. Je voulais redonner une forme d’élan, une forme d’impulsion et surtout un message d’espoir. Que ce soit à petite ou grande échelle, nous traversons tous des périodes délicates.

« Tout seul sur ton tandem
Et l’âme en peine
L’âme en peine à pédaler pour deux »

L’évasion semble être une étape inévitable dans ton processus de création. Dans quel état d’esprit te trouves-tu lorsque tu composes ?

Voyou : J’aime composer quand je suis en mouvement, cela m’inspire constamment. Admirer la multitude de paysages et les transformations perpétuelles. Après neuf années passées à me produire pour des groupes, je me suis rendu compte que je devais m’éloigner de mon environnement habituel pour me retrouver et pour composer. Je pensais davantage à la perception que les autres auraient de mes productions qu’à ce que je voulais réellement proposer. J’ai décidé de mettre un terme à ce blocage en partant un moment sans me poser de questions.

Les illustrations sont omniprésentes au sein de ton univers musical. Penses-tu conserver une cohérence graphique ou créer une forme de rupture pour tes futurs projets ?

Voyou : Pour le moment c’est encore un peu flou étant donné que je n’ai pas encore commencé l’enregistrement de mon premier album. J’ai besoin de rassembler toutes les images qui me viennent à l’esprit pour pouvoir me décider. Les mots me viennent à la suite de ces images précises et la musique me permet de colorer cet ensemble. L’identité visuelle interviendra donc dans un second temps. Pour le moment, j’ai aimé les collaborations effectuées dans le cadre du premier EP. J’ai sollicité des personnes précises qui connaissent et comprennent instinctivement mon univers.

Quel film serait susceptible de te représenter ?

Voyou : Je dirais « La Fille du 14 Juillet » qui est une comédie française écrite et réalisée par Antonin Peretjatko. Le film se déroule en France mais il pourrait se passer ailleurs. J’aime les contradictions que cette réalisation renferme. Le fond aborde des thématiques dures mais la forme embellie l’ensemble.

Quelle musique pourrais-tu incarner ?

Voyou : Je consomme des musiques variées donc je dirais une fanfare qui rassemblerait toutes les cultures et toutes les époques.

son univers

Crédits photos: Inès Boulous

 

 

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