WARHAUS

Un Pierrot lunaire perdu dans une station balnéaire espagnole bondée d’ados survoltés ? Les réalisateurs Wouter Bouvijn et Benny Vandendriessche l’ont fait, en une seule prise, à l’occasion du clip de Mad World, premier extrait du deuxième album éponyme de Warhaus, paru ce 13 octobre.

On se délecte de ces gamins aux tenues mainstream qui piquent les yeux, tentant désespérément de capter l’attention du dandy belge Maarten Devoldere, plus apathique que jamais. Ils l’entourent, le bousculent, polluent sa danse désarticulée, forçant le lien sans jamais l’atteindre.

WARHAUS

Musicalement, l’auditeur retrouve tout ce qui a fait le succès du premier opus (magistral We Fucked A Flame into Being) de l’ex-leader du groupe Balthazar : lyrisme studieux, vocalises de crooner, orchestration en forme de marche militaire déglingue, texte sans concession.

En quelques minutes, toute l’étrangeté d’une époque défile : le quart d’heure de célébrité, la solitude au cœur du divertissement à outrance, une forme de snobisme particulièrement retorse aussi. Warhaus se paye notre tête, et la sienne, en passant. Mais quand on le fait avec un tel brio, alors tout, vraiment tout est pardonné.

Mad World – Warhaus (Play It Again Sam)

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