colorberlin

Le parcours photographique de Matthias Heiderich dans Berlin est une formidable découverte visuelle. Il faut dire que marcher dans cette ville est déjà une expérience passionnante, et l’air qu’on y respire, qui n’existe nulle part ailleurs est propice à l’inspiration.

Matthias Heiderich montre une architecture imperceptible, et une ville antinomique.

Ses séries Color Berlin 1,2,3, sont construites dans l’opposition. Une opposition de couleurs, survitaminées ou neutres, géographique entre l’est et l’ouest, et spatiale par son assemblage de proportions.  Il s’amuse à recouvrir intégralement le champ avec l’immensité d’une façade, ou à le décadrer pour laisser la place au ciel, et à créer des tableaux minimalistes et épurés du paysage. Les cadrages qui sont parfaitement maîtrisés, font de Matthias Heiderich un graphiste de la photo, élaborant des formes avec l’architecture du paysage, comme un joueur de Lego.

Ces aplats de couleurs berlinois, qui auraient pu habiller les couvertures des vinyls des Pink Floyd ou d’OMD s’opposent à ces séries en noir et blanc. Des clichés sombres de lieux déserts et abandonnés qui  font penser à ceux de Mickael Kenna, qui a photographié des paysages toute sa vie. On espère bien que Matthias Heiderich va continuer son tour des villes et nous en faire le rapport. Après Berlin l’insaissibable, voir la série aux émirats arabes.

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Copyright by Matthias Heiderich

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