Si la scène indie montréalaise bouillonne continuellement en nous offrant des produits de qualité à se mettre sous l’oreille, l’un d’eux ressort tout particulièrement cette année. Le quintette Choses Sauvages multiplie les spectacles et les apparitions en festival, alors qu’ils prévoient éventuellement de lancer un nouvel album. 

Se concrétisant au fil du temps, leur son, à la fois actuel et abouti, donne dans la new wave et surfe sur la vague 80’s à la mode, sans jamais tomber dans le cliché. Sans trop se prendre au sérieux, et c’est ce qui fait leur charme, les cinq gars du groupe ont accepté de répondre à nos questions avec leur humour habituel.

Choses Sauvages

Crédit photo : Philémon Crête

Vous êtes audacieusement passé du français à l’anglais sur votre EP Japanese Jazz, lancé en 2015, pour finalement revenir au français… Êtes-vous comme un ado en pleine recherche d’identité ou y’a-t-il une raison derrière tout ça?

Choses Sauvages : On a pensé à René Lévesque pis Pauline Marois, pis on s’est senti vraiment cheap d’avoir osé chanter dans une autre langue que le français. Shout out à PKP aussi, gros gars. #Loi101life

Un peu plus tôt cet été, vous nous présentiez un clip tourné en VR pour la chanson Poussière.

1) Est-ce un hommage caché au film VR avec Robin Williams?

2) Sinon, pourquoi est-ce que ça ne l’est pas? C’est vraiment un très bon film contenant même une scène avec une fontaine de caca.

Choses Sauvages : Oui, c’est effectivement un gros clin d’oeil à VR. On a malheureusement manqué de temps pour la fontaine à caca parce qu’on n’a pas réussi à accumuler assez de marde. On pensait y arriver, on a chié dans des sacs poubelle pendant 16 jours, juste avant le tournage pis finalement : pas assez de caca. Notre famille était dans le coup aussi. On en profite pour les remercier! xxx.

Choses Sauvages

Crédit photo : Emmanuel Éthier

Pis plus sérieusement, c’est quoi l’histoire derrière ce projet en 360 degrés particulièrement cool, on va se le dire?

Choses Sauvages : Tommy, notre claviériste, est super branché. Un jour, il nous arrive avec l’idée d’un live tourné avec une caméra 360°, on embarque pis, bim bam, Tommy a pondu le live. C’était ben l’fun.

On a récemment aperçu un petit ajout à votre formation live : un bassiste! Possible de nous le présenter, le petit nouveau, et de nous parler de son arrivée avec vous?

Choses Sauvages : Il s’appelle Bergy, il a fait de la tournée avec Les Cowboys Fringants, Kaïn, Loco Locass, Mes Aïeux, Boom… La suite logique des choses c’était qu’il joue avec nous.

Choses Sauvages

Crédit photo : Choses Sauvages

Chez Beware.MTL, on aime bien parler arts visuels itou. Dans cette optique-là, à qui doit-on vos pochettes, votre visuel photo et les très cool dessins qu’on aperçoit dans le clip de Poussière?

Choses Sauvages : C’est Tommy qui est derrière les animations dans le live de Poussière. Marc-Antoine, notre guitariste, s’est occupé de la pochette pour L’Épave Trouée, tous nos clips et tous ceux qui s’en viennent. Le cover art de notre premier EP a été fait par notre boy Julien Caya et celui de Japanese Jazz par James Rieck, un artiste qu’on a spotté sur un blogue d’art visuel. Question photos, c’est toujours nos ami-e-s qui font un peu de photo qui nous shoot après un show ou whatever.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fiers dans votre carrière : avoir participé aux nouvelles pubs de Barbie’s, avoir envoyé votre claviériste à l’émission de Marina Orsini à Radio-Canada, avoir une photo de presse officielle avec un logo de Four Loko dessus ou juste votre musique en général?

Choses Sauvages : Sérieusement, ce qui nous rend le plus fiers c’est l’amitié qui nous unit :) L’amitié est un bel arc-en-ciel. Merci Jésus.

Je pense que Choses Sauvages est probablement le seul band au Québec à posséder une épée officielle. Pouvez-vous nous en jaser un peu?

Choses Sauvages : C’est pas ben compliqué, on vend une épée où c’est gravé Choses Sauvages sur un bord. Elle s’appelle «L’Épée de la Souveraineté». C’est la première d’une longue série d’épées pour Choses Sauvages. Tu l’achètes 250$ pis t’es crédité Gardien de l’Épée de la Souveraineté sur notre prochain album au même titre que n’importe quel autre musicien impliqué sur le projet. Le best ce serait de vendre tellement d’épées qu’on financerait tous nos albums avec ce revenu-là. Ce serait un beau wtf dans l’industrie.

Où et quand est-ce qu’on peut vous voir en show dans les prochains temps?

Choses Sauvages : Allez voir sur Facebook et likez-nous en même temps. On va être à Artefact à Valleyfield en août, mais on a plein d’autres shows et de dj sets vers la fin de l’été qui ne sont pas encore tous annoncés. D’ici fin juillet, on s’enferme en studio!


Pour mieux découvrir l’univers des taquins Choses Sauvages, on vous invite à justement aller les voir en spectacle. Pour plus d’informations sur leur spectacle en terres campivalenciennes, on vous invite à visiter le site web officiel du Festival Artefact.

–» Pour suivre Choses Sauvages : facebook | bandcamp | youtube

Choses Sauvages

Crédit : Anne Bertrand

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