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Le Pitchfork, un moment authentique que nous attendons chaque année pour tester notre endurance, notre réactivité entre la répartition des artistes, des scènes au sein d’une atmosphère chaleureuse et hypnotisante. Le Pitchfork propose une programmation unique voire exotique ce qui nous évite de traverser des océans pour découvrir des talents certains. Nick Murphy, ABRA, Bat For Lashes, Floating Point, tous viennent à la maison et cela nous convient.

Trois jours de (re)découverte, de sonorités florissantes, de contemplation, c’est ce que nous avons vécu en franchissant la Grande Halle de la Villette, une année encore. Braver le froid hivernal constitue un détail insignifiant quand les premières notes somptueuses parviennent à nos oreilles. L’obscurité, les néons apposés rentrent en symbiose avec la douceur inéluctable de Bat For Lashes. Figée dans sa robe rouge, elle nous livre avec intensité des œuvres mélancoliques, où se mêle sensualité, romantisme et fragilité. La force créative et émotive de « Sunday Love » résonne en nous, comme un écho délicat et singulier.

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Intrigante, fascinante, ABRA nous propose une performance moderne, dynamique ce qui renforce notre admiration pour « la duchesse de la darkwave ». Les mélodies apaisantes et harmonieuses se mêlent progressivement; les projecteurs se tournent vers une ombre qui avance avec grâce, détermination et conviction. Programmée juste avant l’incomparable MIA, l’aisance sur scène de la prodige nous laisse sans voix. Seule face à la foule, elle nous livre avec ingéniosité des œuvres d’une beauté intemporelle, d’une justesse rare que nous pouvons écouter sans fin. L’ascension remarquable et remarquée de ce phénomène musical se confirme et se poursuit.

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Désormais, nous relevons nos manches, nous nous focalisons sur un point précis de la scène opposée en suivant le mouvement de foule soudain, pour découvrir l’unique MIA. Spontanément, notre premier regard se tourne vers le mur de Borders dressé devant nous, qui nous propose une immersion immédiate à travers un univers teinté d’influences musicales et de revendications. Le ton est donné. Les réactions ne se laissent pas attendre, comme à la sortie d’un bon ou mauvais film. Une forme de déception survient concernant le manque de dynamisme de la Sri Lankaise, déception passagère. Bad Girls, Paper Planes, Galang sont des sonorités uniques que nous gardions en mémoire dans l’attente de vivre ce moment. MIA, en France. Tout est dit. La foule attentive et connaisseuse reconnaît l’art novateur et singulier, de cette artiste dotée d’une polyvalence sans faille. Compositrice-interprète, réalisatrice, nous remarquons une distinction notable avec sa génération, à travers un renouveau permanent. MIA renforce une culture musicale apparente, nous en redemandons encore et encore.

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Acid Arab construit et déconstruit des sonorités hypnotisantes avec simplicité et agilité. La collaboration puissante, limpide, entre Guido Minisky et Hervé Carvalho, nous propose une évasion entre modernité et tradition. Embarquement immédiat à travers des mélodies électroniques ponctuées d’influences africaines et maghrébines pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Le Pitchfork Festival induit des rencontres naturelles, inattendues entre une foule admirative ainsi que des artistes émérites, perfectionnistes. Le Pitchfork Festival incarne une forme de plénitude à travers une programmation unique et complète. Le Pitchfork Festival implique un tourbillon d’émotions par le biais de révélations, de concrétisations. Attendons désormais la prochaine programmation, pour accroître l’euphorie des « Pitchforkois ».

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