London Grammar

Lors d’une conférence de presse au Festival Beauregard, le groupe London Grammar se confie sur ses impressions et sentiments sur leur début de carrière prometteur.

Dan et Hannah vous jouiez ensemble avant de rencontrer Dot ?

Dan : Dans un premier temps, j’ai rencontré Hannah à l’université. Nous avons commencé à faire des reprises puis nous avons rencontré Dot qui nous a rejoint par la suite. C’était le début de quelque chose. C’est vraiment l’histoire de trois amis qui se rencontrent à l’université, qui se retrouvent pour jouer de la musique et qui en se produisant finissent par signer un contrat.

Pourquoi « London Grammar » ?

Hannah : J’ai rencontré Dan à l’université de Nottingham mais nous venons tous les deux de Londres. À part cet aspect, nous n’avons pas de réelle histoire construite autour de notre nom. Nous voulions un nom international pour faciliter une certaine compréhension. En ce qui concerne « Grammar » nous trouvions que la sonorité de ce mot s’accordait bien avec « London ».

Que repreniez-vous principalement comme morceaux ?

Hannah : Nous avions l’habitude de jouer « Riders on the storm » des Doors et Nina Simone. Quoi d’autre ?

Dan : Nous reprenions souvent « You’ve got the love » de Florence and the machine. Hannah a un timbre de voix similaire ce qui est peu commun.

Que vous permet de faire votre propre label intitulé « Metal & Dust » ?

Dot : Actuellement, cela nous permet de faire ce que l’on aime mais c’est davantage un projet sur le long terme autrement dit une perspective d’avenir qui nous permettrait d’aider des personnes à se faire connaître et de les représenter. Autrement dit, une forme de soutien et d’accompagnement.

Quels artistes aimeriez-vous voir figurer sur « Metal & Dust » ?

Hannah : Tous les artistes que je vais citer sont probablement déjà représentés par des labels mais j’aimerais profondément subtiliser Banks, FKA Twigs et Beyoncé pour le plaisir.

Dan : Benjamin Clementine est un artiste talentueux qui a été découvert en France. Son histoire et sa musique sont transcendantes. Pour être honnête, je ne peux pas vous dire si ce dernier a déjà signé ou non.

Dot : Je répondrais probablement « Little Dragon » mais le groupe est malheureusement déjà représenté par un label français qui s’appelle Because.

London Grammar, vous êtes disque de platine en Angleterre, en France et nous vous apercevons dans des émissions telles que celle de David Letterman aux Etats-Unis. Comment faites-vous pour gérer ce succès soudain?

Hannah : La seule différence que nous faisons au sein du groupe et que nous ressentons est que nous sommes loin de nos maisons respectives la plupart du temps. Cependant c’est une expérience enrichissante qui me donne quotidiennement des frissons.

Vous avez réalisé « Help Me Lose My Mind » en featuring avec Disclosure. Nous souhaiterions savoir si vous comptiez les rejoindre sur la scène du Festival Beauregard ce soir ?

Hannah : Je ne pense pas que nous allons le faire pour la simple et bonne raison que nous serons déjà sur la route au moment de leur passage. C’est une honte de se croiser constamment mais nous irons probablement les saluer dans les coulisses.

London Grammar

À travers le titre « If You Wait » nous percevons une part sombre. Comment expliquez-vous cela ?

Hannah : Je ne sais pas vraiment d’où cette forme de tristesse provient mais je pense sincèrement que chacun d’entre nous possède en lui ces parties sombres à un moment précis de son existence. Je me considère chanceuse d’avoir pu les exprimer à travers ce morceau.

Votre musique minimaliste est-elle difficile à adapter en condition de live ?

Dot : C’était un vrai challenge quand nous avons commencé, oui. Nous avons réalisé l’album en ne réfléchissant pas à la façon dont nous pourrions le jouer en live. Nous faisions seulement de notre mieux sans penser à qui jouait quoi.

Dans la presse spécialisée musicale on vous associe régulièrement au groupe « The XX » cela vous contrarie t-il ?

Hannah : Absolument pas car nous aimons particulièrement ce que ce groupe produit. Cependant je pense que cette comparaison est davantage frustrante pour eux s’ils n’apprécient pas notre musique, ce que je n’espère pas. London Grammar a été associé à plusieurs reprises à d’autres groupes, ce qui nous apprécions la plupart du temps.

Hannah, comment fais-tu pour préserver ta voix ?

Hannah : Préserver ma voix est un challenge permanent principalement quand nous sommes en tournée. Pour le reste, mon hygiène de vie est saine autrement dit je ne bois pas et je ne vais malheureusement pas aux soirées. Quand nous avons réalisé le premier album, nous n’avions pas imaginé que nous pourrions partir en tournée c’est la raison pour laquelle certaines notes sont apparues spontanément et que cet exercice peut devenir un challenge au quotidien. Cependant, ce qui me touche sincèrement est le fait que si ma voix est moins performante à un instant précis, le public français ne m’en tiendra pas rigueur.

Y-a t-il un second album en préparation ?

Dot : Pas pour le moment. À la fin de l’année, nous aurons davantage de temps ce qui nous permettra de retourner en studio et de nous focaliser sur l’écriture. Cette période propice nous permettra de rentrer dans un processus de création.

Avez-vous rencontré l’artiste Kavinsky à la suite de votre reprise de « Nightcall » ?

Dan : Nous l’avons rencontré récemment en Allemagne, nous savons qu’il joue également au festival ce soir.

Hannah : Il nous a confié qu’il avait apprécié notre reprise ce qui était à la fois rassurant et agréable pour nous.

Avez-vous un rituel d’écriture ?

Hannah : L’écriture des paroles et la composition des mélodies sont un processus commun qui se développe en même temps. Généralement, le tapis instrumental est présent, ce qui m’inspire des sonorités puis le processus prend forme. C’est ainsi que nous avons réalisé « Wasting My Young Years ».

Avez-vous visité la région de Basse-Normandie avant le concert sur la scène du Festival Beauregard ?

Hannah : Nous sommes malheureusement arrivés il y a quelques heures. Vous savez, tout est intense la plupart du temps, nous arrivons pour jouer une heure puis nous repartons vers une autre destination. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas le temps de nous promener à travers ces régions ce qui pourrait être une belle opportunité.

Dan : La réelle motivation est le fait que la France est une destination importante pour nous.

London Grammar

Photos : Clara Farhat

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