NB : cet article reflète l’expérience de la rédaction au festival Rock en Seine, en fonction des concerts auxquels elle a pu assister.

Quinze ans déjà.
15 années que Rock en Seine a vu le jour, et déjà pas mal d’éditions suivies par Beware et nos rédacs. Et ces 25, 26 et 27 août n’ont pas dérogé à la règle : encore un excellent festival de passé.

Loin des festivals plus « hype » (que nous apprécions tout autant) accompagnés de leurs maillots de bains, couronnes à fleurs et autres accessoires, Rock en Seine respecte sa tradition de festival sans chichi, concentré sur une line-up de qualité et toujours impressionnante.

Rock en Seine

Crédit photo : Floris Yvinou

Cette année : les bruxellois vedettes Romeo Elvis et Caballero & JeanJass, des découvertes comme Teme Tan, des classiques avec Franz Ferdinand, The Pharcyde et Cypress Hill, de la poésie avec The XX ou encore HER, un plateau hip-hop de renom illustré par Vince Staples, Rejjie Snow ou encore Denzel Curry, et puis de l’electro varié avec Rone, Fakear, Flume.

En bref, une très grosse programmation et une ambiance au rendez-vous.
Laissez nous donc vous en toucher deux mots.

 

VENDREDI

Après un peu d’attente pour récupérer les badges de presse, le festival peut enfin commencer. Le premier groupe qu’on le ne veut pas louper va commencer : Caballero & JeanJass. Ces deux fous tout droit de la Belgique sont réputés pour les mosh-pit qu’ils provoquent et l’ambiance électrique de leurs concerts.

C’est pourtant un Teme Tan que l’on retrouve sur leur scène pour cause de retard. Moins connu du public, le bougre n’a tout de même pas déçu, loin de là. Un show assuré et une foule dansante et reprenant sans hésitation les paroles d’Amethys. Pari réussi pour celui qui devait jouer sur une scène découverte et se retrouve sur l’un des 4 grosses de l’évènement.

Rock en Seine Teme Tan

Crédit photo : Floris Yvinou

Caballero & JeanJass eux ont moins de bol, devant donc jouer sur une petite scènette, dont la sono de passait pas vraiment le 10ème rang. Mais comme on vous l’a dit plus haut, le duo est réputé pour son public chaud et pour l’ambiance qu’ils mettent. Ca n’a pas manqué, malgré le volume très faible, les fidèles étaient nombreux et ont su mettre beaucoup de respect sur leur nom et de parmesan sur leurs pâtes. La journée commence plutôt bien.

Rock en Seine Caballero et Jeanjass

Crédit photo : Floris Yvinou

Il est seulement 18h et l’un des plus gros groupe de ce festival commence : The Pharcyde. Si le nom ne vous dit rien, vous êtes soit trop jeune, soit pas assez calé en hip-hop 90s. Une chose est sure, vous devriez chopper votre streamer préféré et écouter « Runnin' » ou « Passin’ me by ». Plus que la moitié du groupe est présente mais Imani et Bootie Brown arrivent tout de même à nous faire faire un retour dans le passé réussi.

Rock en Seine The Pharcyde

Crédit photo : Floris Yvinou

La journée est douce, les autres concerts s’enchainent, et puis arrive le temps de Flume sur la Grande Scène. Pour être honnête, l’ayant déjà vu plusieurs fois c’est compliqué d’en être extrêmement excités. Mais comme la vanne inattendue de votre grand maman, Flume nous a cloué. La scénographie est impressionnante, le live est millimetré et plein de ses sons plus dark !

Rock en Seine Flume

Crédit photo : Floris Yvinou

 

SAMEDI

La programmation du Samedi se veut un poil plus discrète. Pas plus mal pour tenir le marathon des 3 jours Rock en Seine au final et se préparer pour un Dimanche musclé.

Band of Horses et Timber Timbre ouvrent le bal pour nous. Pas de public sautant partout mais plutôt de l’écoute calme, l’appréciation de leur talent tout simplement.

Puis vient Her. Un concert très émotionnel, dédié à Simon. Le public, connaissant l’actualité du groupe, était forcément touché. Le concert fut beau, comme tout concert de Her. Ils ont se don de transmettre une émotion sans commune mesure malgré leur jeune âge. Mais cette fois ci, ce fut pour Simon, et ce fut beau, très beau.

Rock en Seine Her

Crédit photo : Floris Yvinou

Changement d’ambiance avec Vince Staples. Les genoux sont échauffés, le dos est étiré, le mental est d’acier. Et non. La première partie du concert est molle, Vince en a un peu rien à foutre à vrai dire. Ca colle à son personnage et puis seul sur scène (vraiment seul, pas même un DJ) cela n’aide pas. Mais c’est chiant.
Et puis le mano décide enfin à se déter, sentant surement l’envie du public. Il aura fallu une moitié de concert mais la machine est lancée, les genoux se plient, les dos d’étendent, ça y est le public est motivé !

Rock en Seine Vince Staples

Crédit photo : Floris Yvinou

On a du louper Columbine mais on entend tout de même des retours opposés. Pas étonnant quand on connait le groupe au final. On va du « ils sont tarés c’étaient tellement cool » au plus dur « donc en fait ils se foutent de nous et proposent de la merde ? ». Soit.

Le samedi se termine avec Fakear. ATTENTION, la suite est un avis subjectif !
Le talent de l’artiste est présent, la scénographie est agréable et la présence d’un live band permet un très bon live. Seul hic, les petites voix pitchées, passées depuis maintenant bien deux ans…

 

DIMANCHE

La dernière journée de Rock en Seine est aussi la plus remplie. Les artistes s’enchainent et se chevauchent et il est sincèrement dur de tout voir. Tant pis, mon grand père me disait que la vie était faite de choix…

C’est l’heure du gouter et les fous de Deluxe foutent le feu sur la grande scène. Ils sont déjantés comme d’habitude et ça nous fout le smile dès le début de journée, un peu de stamina pour enchainer sur un autre fou furieux.

ROMEO ELVIS. Vous l’avez vu partout et ce n’est pas sans raison. Les bras s’agitent, les coups d’épaules sont nombreux, les refrains maitrisés par la foule, les soutifs… non ça non. Bref la coqueluche du rap français, bien que belge, enflame Rock en Seine en compagnie de sa soeur venue pour performer sur « J’ai vu » et de son backeur (et membre de L’Or du Commun) Swing. Les pogos sont nombreux, les cercles parfaitement arrondis. Une bonne grosse dose d’énergie. Bruxelles est bel et bien arrivé.

Rock en Seine Roméo Elvis

Crédit photo : Floris Yvinou

Le rock folk et entrainant de Mac DeMarco nous permet de nous remettre doucement de nos émotions, plongeant dans son univers très rêveur.

A l’inverse, le set de Denzel Curry est enervé !
Pas dans le mauvais sens au contraire. Quand on se rappelle du début ultra mou de Vince Staples, la surprise est totale. Lui est venu à Paris avec une seule idée en tête : le turn up. Ca crie, ca hurle, ca gigote, et dieu que c’est bon de temps en temps.

Rock en Seine Denzel Curry

Crédit photo : Floris Yvinou

Viens le tour de Rejjie Snow. L’irlandais à la réputation de transformer ses sons d’origine plutôt calmes en un show plus percutant. C’est agréable de pouvoir retrouvé toute la mélancolie, la poésie de l’artiste tout en s’ambiançant. C’est aussi agréable de voir une personne autant assurer sans aucune manières théâtrales.

Rock en Seine Rejjie Snow

Crédit photo : Floris Yvinou

Il est bientôt 20h et il ne reste plus que trois artistes pour nous (et vous, puisque l’article est tout de même très long !) : Cypress Hill, Rone et The XX.

Insane (in the brain) qualifiera à se juste valeur le show du groupe de rap mythique des 90s. En provenance de la côte ouest, Cypress Hill nous fait vivre les plus grands classiques hip-hop et nous emmène à bord d’un vaisseau enfumé (si vous me comprenez).

Rock en Seine Cypress Hill

Crédit photo : Floris Yvinou

Puis viennent Rone et The XX.
Rone est puissant, prenant. Les lumières sont belles et les gens dansent comme jamais. Comme si ils pouvaient enfin tous se lâcher sans penser à rien après trois jours dédiés à leurs artistes favoris. The XX eux sont magnifiques, la scénographie pleine de miroirs est splendide. Ces deux noms pour fermer le festival sont quasi parfaits. Une seule chose peut être, Rone ayant sucé l’énergie du public, peut être que bon nombre n’ont pas pu apprécier à sa juste valeur le show de The xx.

Rock en Seine Rone

Crédit photo : Floris Yvinou

Rock en Seine The xx

Crédit photo : Floris Yvinou

En bref, une excellente année encore une fois. Et du coup un gros gros pavé résumé.
Rock en Seine, à l’année prochaine !

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