La Société des Arts Technologiques (SAT) propose jusqu’à vendredi une performance musicale immersive qui plongera les spectateurs dans les racines culturelles d’Amérique du Sud et centrale. Rencontre avec son créateur, Brian D’Olivera.

Venu tout droit de la petite île de Trinidad, le multi-instrumentaliste et compositeur, Brian D’Olivera, a pensé sa création comme une cérémonie. « Nous avons créé un environnement audiovisuel et multimédia entièrement immersif qui change et évolue constamment au fur et à mesure de la musique qui est jouée en live », explique-t-il.

Et le maître de cette cérémonie, ce sera lui. Accompagné de différents instruments et surtout, d’autres musiciens, il espère pouvoir amener les spectateurs dans les contrées humides des jungles et forêts sud-américaines.

Crédit photo : Sebastien Roy

Profondément lié à la nature, Brian D’Olivera défend l’idée que les plantes, les esprits solaires et les animaux, jouent un rôle important dans la plupart des cultures pré-hispaniques qu’il veut mettre à l’honneur dans ce spectacle. Il oppose la richesse de la nature à l’humaine, qui a fini par détruire ces richesses culturelles.

Il ne sera pas seul pour transmettre ce message. Inka Strobl, une danseuse, sera aussi là pour apporter la touche « physique » de l’expérience. « Nous proposons une expérience qui va au-delà d’une simple interprétation musicale et de danse. Les sons que nous allons jouer seront spacialisés dans le dôme », poursuit-il.

L’arrangement devrait être aussi puissant que poétique et surtout inédit, puisqu’unique à chaque représentation.

Pour Brian D’Olivera, ce spectacle représente l’idée qu’il se fait de l’art d’aujourd’hui : une sorte de symbiose entre les traditions et les cultures musicales anciennes, mélangés à tous les nouveaux moyens technologiques qui permettent de donner une autre dimension à l’art visuel, musical… L’artiste parle d’une véritable « alchimie » entre ces deux univers que tout pourrait opposer.

D’ailleurs, ce projet, il l’a d’abord imaginé comme un projet de réalité virtuelle qui consistait à recréer des personnages, des maîtres de la musique ancienne dans leur environnement, comme un héritage pour les générations futures. Lorsqu’il a pris contact avec la SAT pour y venir en résidence, tout s’est bousculé. « Je voulais créer une expérience qui serait une fenêtre dans sur le monde que j’ai vu lors de mes voyages. C’est là que j’ai pu apprendre des maîtres que j’ai rencontrés, explique-t-il. J’ai choisi l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale et ses anciennes traditions mystiques comme point de départ. »

L’objectif de Music Legacy Project, c’est de « permettre aux gens de voyager dans un espace et un temps qu’ils ne peuvent habituellement pas vivre dans le monde d’aujourd’hui. C’est une fenêtre ouverte sur un monde ancien qui fait partie de nous tous et que nous semblons avoir oublié avec toutes les distractions de notre temps », dit l’artiste, en ajoutant que la technologie peut désormais contribuer à donner un souffle nouveau à ces anciennes traditions.

–» Il vous reste quelques jours pour aller voir The Music Legacy Project de Brian D’Oliveira à la SAT : infos ici

 

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