Anthony Douglas Williams a dit : « S’ils respirent, ils vivent. S’ils vivent, ils pensent. S’ils pensent, ils ressentent. Comme vous et moi. » Le groupe trip-hop et post-rock De La Reine envoie un message à travers le Québec grâce à leur premier album, éponyme. Soyez vous-même et visez la lune.

L’histoire commence lorsque trois amis originaires de la ville de Québec décident qu’il est temps de cesser les collaborations éparses pour rassembler leurs efforts dans la réalisation d’un projet commun. Nous assistons alors en avril 2016 à la naissance du groupe De La Reine, qui, selon son guitariste et bassiste Vincent Lamontagne, « recherche la liberté et n’a comme seule contrainte de n’avoir aucune contrainte pour y parvenir ». En suivant le flow de leurs influences et pulsions du moment, tout leur paraît accessible et possible à la fois.

 

Profondément directif

En fait, tous composent pour leur instrument. Les forces et faiblesses s’engagent, puis s’enchaîne l’enrobage. Mais pour un groupe tripolaire, il peut parfois être hasardeux de s’aventurer dans une telle dynamique. Jean-Étienne Collin (percussions, échantillonnage, synthétiseurs, voix) l’explique à merveille : « On cherche toujours l’équilibre et surtout on voulait un album qui voyage, capable de transporter l’auditeur d’une atmosphère à une autre, sans offrir une pizza remplie de trop de choses, illustre-t-il. La vraie difficulté, c’est de laisser tomber certains trucs, c’est de faire des choix. »

L’album commence avec un ton majestueux, noble et porteur d’une lueur d’espoir. Tranquillement, les sonorités basculent, et on termine avec un effet plus groovy, heavy parfois même dark, si bien qu’on en tire des émotions très fortes.

« L’impérative » en est la meilleure démonstration. « C’est le mouton noir, le passage le plus intense de l’album et aussi un point d’interrogation, nous confie solennellement Jean-Étienne Collin. Sans ce morceau, l’album n’a plus de sens. » On peut y entendre les percussions s’accélérer tandis que la guitare et la basse vibrent incessamment avec une gravité lente et soutenue. « C’est deep et directif à la fois », ajoute-t-il. De plus, la sensibilité intuitive et aérienne de la voix d’Odile Marmet-Rochefort parvient à nous transporter à l’apogée d’une montée dramatique et enivrante, tout le long du voyage.

De La Reine

Intuitivement soi-même

Leur album éponyme paru en novembre dernier sous l’étiquette Pantoum Records présente une connotation grandement introspective. Il nous encourage à partir à la chasse de nos pensées noires. Il nous fait aussi réaliser le poids que peut souvent avoir le silence, ce silence malaisant tellement mal-aimé par la société. D’ailleurs, selon Odile Marmet-Rochefort, être à l’écoute des énergies que l’on ressent reste primordial, tant au quotidien, que dans un processus de création. « On a composé des pièces avec beaucoup de jeux de nuances et d’ambiances parce qu’on sentait que ça pouvait marcher, et sur l’album, tout s’est mis ensemble, décrit-elle. Mais ça reste une sensation, parce que l’émotion garde toujours le dessus sur la théorie. »

Le message du trio semble évident. Les trois reines qui forment ce groupe souhaitent toucher le plus grand nombre de personne et les faire évoluer à titre d’être humain au gré de leurs chansons. Ils lancent un hymne au courage et par-dessus tout, à l’action. Alors, n’oubliez jamais qu’un lever de soleil amène un nouveau jour, de nouveaux défis, et surtout un nouvel espoir. Tels sont les enseignements… De La Reine.

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De La Reine

Vincent Lamontagne, Jean-Étienne Collin et Odile Marmet-Rochefort

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