S’ouvre dans un nouvel onglet
ride, nowhere / 2025 (2026)

Le pays des merveilles de Nanténé Traoré

Ajouter Beware à mes sources préférées

Image d'avatar de Benoît Dupuis-TordjemanBenoît Dupuis-Tordjeman- Le 7 octobre 2026

Jusqu’au 29 novembre 2026, le MEP Studio accueille Pays des merveilles, première exposition monographique de Nanténé Traoré. Son travail est une réflexion sur la mémoire, l’attachement et la disparition.  

Réunissant des photographies réalisées en Bretagne à l’été 2025, ainsi qu’un film tourné lors d’une résidence en Albanie durant l’été 2026, l’exposition Pays des merveilles de Nanténé Traoré est née d’un retour de l’artiste sur les côtes bretonnes. Enfant, il avait l’habitude de le fréquenter avec sa mère. 

Ce retour fait « ressurgir des souvenirs traumatiques et marque le début d’une période de profonde dépression et de dissociation » comme l’explique la Maison Européenne de la Photographie. C’est cet état d’esprit que traduisent les images, réalisées à partir de pellicules périmées datant des années 1990. 

sentimental landscape / 2025 (2026)
sentimental landscape / 2025 (2026) ©Nanténé Traoré

L’état du support et l’altération chimique du film « modifient les couleurs, brouillent les contours et produisent des visions instables, presque fantomatiques » créant une réalité autre, d’un monde réel insaisissable, où la réalité semble se dérober. Cette réalité déformée semble en contradiction avec les sujets de l’artiste :  les rivages, les oiseaux, les chiens errants ou encore les silhouettes familières endormies. C’est lors de promenades qu’il réalise les clichés. 

« Dans ce paysage habité par les souvenirs », précise la Maison Européenne de la Photographie, « son regard se pose sur la beauté fragile des êtres et des lieux promis à l’effacement ». Et ainsi revient la question de la mémoire, souvent évoquée par d’autres artistes.  

De l’effacement des traces à celui des gens, les images sont traversées de « lumières vaporeuses, bleues ou orangées », « les images brouillent les frontières entre les formes : les corps deviennent les paysages, et les paysages deviennent le reflet d’états intérieurs ». Un questionnement de la mémoire et de ce que la MEP appelle la « dissolution » qui se retrouve aussi dans le film de l’auteur réalisé deux ans après la série photographique. 

L’exposition est à retrouver à la Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 29 novembre 2026. 

you’ll get there / 2025 (2026)
you’ll get there / 2025 (2026) ©Nanténé Traoré
Partagez avec vos amis :)
Tags en rapport :
A voir aussi !
Le pays des merveilles de Nanténé Traoré

Le pays des merveilles de Nanténé Traoré

Jusqu’au 29 novembre 2026, le MEP Studio accueille Pays des…

7 octobre 2026

Un bicentenaire de la naissance de la photographie aux couleurs du Japon

Un bicentenaire de la naissance de la photographie aux couleurs du Japon

Dans le cadre du bicentenaire de la naissance de la…

2 octobre 2026

C’est leur histoire ou la découverte des migrations polonaises en France.

C’est leur histoire ou la découverte des migrations polonaises en France.

Depuis 1830 et l’échec de l’insurrection nationale, la diaspora polonaise…

28 septembre 2026

Benoît Dupuis-Tordjeman
Article écrit par :
Journaliste et photographe, je m'intéresse à l'art mais aussi aux sciences. Amateur de grandes randonnées et d'astronomie, j'aime découvrir le monde et en partager la beauté. J'aime aussi communiquer cet amour du beau et parler d'écologie. https://linktr.ee/benoitdt_photographie

Laisser un commentaire

Laisser le premier commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.