Basé au Québec, François Ollivier est photographe autodidacte et directeur artistique. Il a grandi dans le sud de la France puis a vécu en Espagne, en Irlande et en Australie avant de s’installer au Canada en 2011. Il se concentre sur l’observation dans le but de sublimer les choses simples de la vie. Souvent inspiré par des journalistes et des artistes qu’il admire, ses idées lui viennent de flashs, de circonstances particulières et de voyages qu’il perçoit comme de nouveaux challenges à relever.

Dans sa dernière série de photographies Memory Lapses Francois Ollivier revisite des lieux qui lui sont chers.

Ils sont liés à des souvenirs qui tout comme la distance et le temps déforment la réalité et changent notre perception des choses.

 

 Memory Lapses sur un pont

 Memory Lapses Francois Ollivier desert

Memory Lapses : le secret de fabrication

Que ce soit à la tombée de la nuit ou en plein jour, dans la nature ou en intérieur, François Ollivier explore différentes techniques pour donner une ambiance particulière à chacune de ses séries. Il a, dans Memory Lapses, mis en place un système mobile d’installations lumineuses. Le principe : enrouler un tissu qui réfléchit la lumière autour de barres de fer qui sont ensuite placées pour créer des compositions intelligentes. Ces barres, telles des néons, soulèvent des doutes quant à la réalisation des photos, mais rien a été rajouté ni enlevé sur photoshop : il s’agit simplement de l’effet du flash sur la matière.

Le photographe a choisi le moment de son retour en France, pèlerinage annuel auprès de sa famille, pour mettre en place son projet. Facilement transportable, il a pu voyager avec son équipement et retourner sur des lieux qui ont une signification particulière.

 Memory Lapses Francois Ollivier forêt

bord de mer Memory Lapses Francois Ollivier

Comment décririez- vous votre série Memory Lapses en quelques mots ?

Paradoxalement c’est l’un des projets où il y a le moins d’êtres humains mais c’est aussi le plus personnel. Ce sont des endroits qui me manquent ou qui aujourd’hui contribuent à générer des souvenirs.

Ça fait 7 ans que je vis au Québec et je me rends compte qu’avec le temps et la distance, le pays finit par me manquer. C’est un projet pour se rappeler des choses importantes et les garder précieusement.

De futurs projets sont-ils prévus ?

J’ai un projet à venir avec le magazine québécois Aye Mag qui traite des sujets de société par la photographie contemporaine. Un travail humanitaire pour l’association Centraide et un documentaire pour retracer l’oeuvre du Père Joseph à Haïti. J’ai aussi envie de créer une nouvelle série de photographie pour représenter la Provence, région où j’ai grandi. En m’inspirant du travail de Leila Alaoui avec sa série de portraits « Les Marocains », j’aimerais créer un concept de studio mobile et parcourir les villes. Ça me permettrait de faire un état des lieux de la Provence de sa culture, de son patrimoine et en même temps de briser son image qui se résume souvent aux champs de lavande et aux de verres de pastis.

Un conseil pour les amateurs de photographie ?

Il faut faire les choses : expérimenter, s’inspirer et personnaliser son travail. Il faut aussi avoir le sens de l’auto-critique, savoir être intransigeant avec soi-même avant de prétendre être bon.

On trouve beaucoup de choses similaires sur le web, la photographie s’uniformise. L’enjeu de la photographie en 2018 est de développer sa personnalité : il faut chercher l’originalité et le renouvellement !

Quelles sont vos photos préférées dans la série Memory Lapses?

 Memory Lapses brûme

D’autres photos issues de la série.

photo par Francois Ollivier

 

photo par photographe Francois Ollivier

photo par photographe Francois Ollivier

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