Après deux tours présentés au Lion d’Or dans les dernières semaines, il ne reste maintenant aux Francouvertes que trois finalistes qui s’affronteront sur la scène du Club Soda le 8 mai prochain. Le concours-vitrine de toutes les musiques y récompensera en partenariat avec Sirius XM la formation gagnante avec un chèque de 10 000$. Mais outre l’aspect récompense, le concours printanier vise surtout à nous faire découvrir de nouveaux artistes! Nous avons décidé de vous faire rencontrer les trois finalistes de cette 21e édition : Laurence-Anne, Les Louanges et Lydia Képinski.

Les Louanges musique

Crédit photo : Andréa Portilla

Aujourd’hui, je m’entretiens avec Vincent Roberge, leader du désormais quatuor Les Louanges. Le groupe d’origine lévisienne, maintenant basé à Montréal, fait de la chanson rock à saveur indé avec des pointes de slacker et de blues par moment afin d’obtenir un son particulièrement rafraîchissant et estival.

Avec ses textes introspectifs et sa voix perchée, Vincent sonne comme si Philémon Cimon s’était mis à chanter du Mac DeMarco. Et c’est un compliment, croyez-moi! On lui a posé nos questions pour en connaître davantage sur son projet musical.


Mettons que je te demande de décrire ta musique en trois mots, tu irais avec quoi?

Vincent Roberge : Rock Fleuri [insérer ici le 3ème mot de votre choix ici]

On aimerait bien apprendre à connaître un peu plus tes musiciens parce qu’on les trouve ben bons. Peux-tu nous les présenter et nous parler de votre rencontre?

Vincent Roberge : Avec plaisir !

Aux basses fréquences, Simon Guay : Constance et toison d’or/chef exécutif au groove.

Moi et Simon ça remonte à longtemps. Ça remonte jusqu’au secondaire en fait. On a grandi à un peu moins de trois cent mètres l’un de l’autre et le band dans lequel je jouais – qui au départ se nommait Naked Crackhead – avait besoin d’un nouveau bassiste. Simon nous est apparu sobrement sur son cheval doré pour prendre le relais des basses fréquences. On a continué ça jusqu’au cégep et ensuite j’ai fait mes trucs de mon bord. L’an passé, alors que j’avais quelques shows de prévus en tant que Louanges, j’avais besoin d’un sub pour la basse et bien sûr, who you gonna call dans ce temps-là ? Fantastic Mr.Guay!

À la batterie, Gabriel Morin-Béland : Kendrick-aficionado et boucles d’or/influenceur de ton tapement de pied.

Gabriel jouait dans un band (The Marquees) de gars un peu plus vieux – look vintage et tout – avec qui, en approchant ma majorité, j’essayais de me lier d’amitié en me présentant de manière « sneaky » lors des jam nights de La Barricade (un pub légendaire lévisien). Turns out qu’ils sont tous très charmants et dès qu’on a arrêté de me refuser l’entrée des établissements de boisson, j’ai pu partagé plusieurs pintes avec ceux-ci. Arrive 2015 et, contre toute attente, je suis sélectionné au FICG. J’ai besoins de me monter un band, who do I call ? La moitié des Marquees, dont Gab fait parti.

Aux claviers, Nathan Vanheuverzwijn : Coat de cuir et chops d’enfer/créateur de wow

Nathan a étudié la musique de manière sérieuse au collégial avec Gab et il m’avait approché il y a déjà un bout après un show pour jouer des keys avec nous. Faute de budget, j’ai continué à me produire en trio mais le nom à Nathan est littéralement resté pinné sur mon frigo pour une effroyable durée de temps pour un gars avec qui j’avais juste échangé quelques phrases. Les Francouvertes arrivent, c’est le temps de prendre une coche niveau band, augmenter le line-up. Who you gonna call ? Vanheuverzwijn!

Les Louanges musique

Crédit photo : Jean-François Leblanc

Une des choses que je trouve les plus impressionnantes dans tes apparitions aux Francouvertes, c’est que vous osez vous lancer dans des jams à la toute fin de vos performances. Est-ce que c’est stressant de se jeter dans le vide comme ça ? 

Vincent Roberge : On pratique beaucoup nos gammes alors c’est pas trop stressant.

Tu as remporté le prix de la Chanson coup de cœur SOCAN pour Encéphaline, une toune peine d’amour bien touchante. Peux-tu nous parler un peu plus de cette chanson-là qui a réussi à me faire pleurer les fois où je l’ai vue en live?

Vincent Roberge : En fait la chanson ne parle pas d’une peine d’amour mais plutôt d’une relation qui est mise à l’épreuve dû à un état psychologique. L’encéphaline, c’était un nom utilisé pour parler d’un neuro-transmetteur dont la job est d’inhiber le cerveau après un choc. Ça coupe les mauvaises vibes mais ça coupe aussi les bonnes (aka dopamine et tout le tralala). Donc même si c’est peut-être pas le terme médical le plus juste, il était assez poétique pour personnaliser la bibitte qui me rôdait dans la tête au moment d’écrire la chanson.

Les Francouvertes, c’est pas ton premier concours-vitrine. T’es aussi passé par Granby en 2015 jusqu’en finale. Qu’est-ce qui met le plus de pression : Granby ou Montréal?

Vincent Roberge : Chacun est différent. À Granby, j’étais le petit gars qui arrivait de nulle part, un peu naïf, mais pleinement conscient que je devais être un peu champ gauche pour un concours commandité par Rouge FM. Là, les Francouvertes, c’est plus le milieu auquel je veux adhérer : les enjeux sont plus grands et j’ai des plans qui risquent d’être fortement influencés par l’issue du concours. C’est un peu plus de pression les Francouvertes !

Les Louanges musique

Crédit : Frédéric Lamontagne

Après avoir gagné une bourse et un enregistrement studio durant le concours, j’imagine qu’on peut s’attendre à une éventuelle nouvelle parution. Comptes-tu nous gâter avec un album complet ou bien on continue dans le EP game?

Vincent Roberge : Les voies des Louanges sont impénétrables. Peut-être un album cover de Zebda, who knows ?

Si tu gagnes le 8 mai, qu’est-ce que tu vas faire avec ta bourse de 10 000$?

Vincent Roberge : (Pas de réponse, le mystère se fait total!)

Chez Beware.MTL, on parle beaucoup arts visuels. On trouve la pochette de ton EP et tes photos officielles ben cutes. Peux-tu nous en parler et nous vanter ceux qui ont travaillé dessus?

Vincent Roberge : Le cover art, c’est Frédéric Lamontagne qui l’a fait. Un autre de Lévis, quoi qu’il ait déménagé à deux pas de chez nous dans Hochelaga. Fred est en printed media à Concordia et il fait des fous trucs. Par contre il n’a rien de sorti publiquement vraiment, mais retenez son nom : FRÉDÉRIC LAMONTAGNE. Il va faire de belles choses, oué madame.

Pour les photos, j’utilise principalement des clichés pris lors d’une session avec Andréa Portilla. Elle a une page Facebook. Vous irez voir ses GIFPORTRAITs, c’est vraiment cool.

Crédit photo : Andréa Portilla

On va pinner le nom de Frédéric sur notre frigo nous aussi… En conclusion, à quoi peut-on s’attendre, à part une nouvelle chemise, pour ta dernière prestation au concours?

Vincent Roberge : Un t-shirt et toute mes chansons en portugais.

–» Pour voir à quoi ressemble Vincent en t-shirt et peut-être assister au débarquement d’une délégation congolaise au spectacle, et bien c’est ce lundi 8 mai au Club Soda que ça se passera! événement facebook

–» Pour suivre Les Louanges : site web | facebook | bandcamp

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