Collier de fleurs - We Love green MK

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

« L’hiver vient » mais l’hiver est là ! – Fin Décembre 2015, « Westeros Panam’ ». Le froid t’oblige naturellement à porter une écharpe de 4 mètres de long avec un pull en laine qui descend jusqu’aux genoux et comme chaque année, vient le rêve des premières journées d’été, une douce réminiscence que tu ne pourrais attendre !

Ça le We Love Green l’a bien ressenti lui aussi, alors autant jouer avec l’impatience et dévoiler la première tête d’affiche en guise de cadeau de Noël : PJ Harvey. Première lueur de soleil à l’horizon avec l’une des grandes dames du rock alternatif anglais et, qui dit soleil, dit floraison ! C’est sur cette lancée que le festival nous a concocté un beau bouquet, et comme le ferait ton fleuriste, il y glisse volontiers l’étiquette : « le plaisir d’offrir » avec Hot Chip / LCD Soundsystem /Diplo / Air / PNL / Floating Points / FKJ / Jacques …

Ainsi, depuis février, le sablier s’est retourné, le sable a coulé et le week-end du We Love Green a enfin pointé le bout de son nez ! Bien que les beaux jours tant espérés se sont faits la malle, Beware! ne s’est pas fait prier pour marcher dans la boue, surfer sur la paille et tenter de trouver tout de même un peu de soleil sur ces terres du We Love Green !

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Et du soleil, on en a trouvé !

Alors pas d’un point de vue météorologique (quoique dimanche…) mais il est arrivé dès l’un des tout premiers concerts sur la scène de la clairière avec le Franco-Néo-Zélandais FKJ du label Roche Musique ! Livraison d’un cocktail sonore que nous pourrions facilement nommer : « un French Kiwi Juice ». S’il vous plait. Des titres planants qui dévoilent une nouvelle fois de plus tout le talent de ce multi-instrumentaliste hors pair.
Réussir à faire oublier aux premiers festivaliers les gros nuages pesants par des constructions sonores hyper bien maîtrisées, ça s’appelle du talent ! Et puis après tout, libre à nous festivaliers, d’imaginer des kiwis flottant dans les airs, une licorne entrain de descendre d’un arc-en-ciel dressé au-dessus de la scène pour éloigner une bonne fois pour toute ce fichu temps.
En tout cas FKJ nous a transporté tout en douceur jusqu’à un autre groupe français : Minuit.

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

De loin, on a aperçu des reflets de lumière sur la scène de la Prairie, ce n’était pas des spots de lumière ni des rayons laser alors quoi ?… des rayons de soleil ?
Non, un pantalon ! Ça brille tant par le pantalon scintillant que par la prestation sonore, la chanteuse Simone Ringer est dans le mouv’. C’est rock’n’roll et on tape du pied volontiers, enfin, de la botte. Une performance accompagnée d’une voie unique qui répond du tac au tac avec les riffs du guitariste Raoul Chachin, alors : « Flash ! Frisson électrique, électricité statique ! ».

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Pour ces premiers shows, nous n’en étions tout de même pas au degré d’une partouze dans la jungle alors nous sommes allés faire un tour sur les autres prestations expérientielles que délivre le We Love Green à savoir la scène du Think Tank.


Le cycle de conférences du Think Tank

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Véritable orchestre de la pensée et de l’éveil des consciences, les différents orateurs ont échangé tout au long du week-end sur les grandes problématiques actuelles chères au festival : « L’économie change : pour le meilleur ou pour le pire ? » ; « Dessine moi un monde durable » ; « Migrations internationales : mise en perspective et initiatives personnelles » ou encore « Qu’y a t-il dans nos assiettes ? »

« La palme du soleil d’or » reviendra sans nul doute à ce grand artiste contemporain et invité d’honneur de cette 5ième édition : Olafur Eliasson en personne venu présenter : « Little Sun », une petite lampe solaire dont le design répond à l’optimisation de la batterie interne. Distribuée dans plusieurs pays africains, cette lampe solaire avec son kit rechargeable vient en aide aux populations locales en manque d’électricité et permet d’éclairer certains habitats durant plusieurs heures au moindre coût.

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Nombreux sont les festivaliers à avoir tendu l’oreille ou s’être arrêtés durant plusieurs minutes sur cet espace du Think Tank et qui mérite donc toute notre gratitude tant par les sujets abordés que par l’organisation de l’espace dont le plateau évoluait chaque jour en début de soirée pour une programmation sonore axée sur des artistes plus émergents.

(Crédit photo : Rémy Golinelli)

(Crédit photo : Rémy Golinelli)

Facile est la transition après la présentation de la lampe « Little Sun », mais en terme d’éclairage nous nous devions tout de même vous parler de cet incroyable show que nous avons vécu sur cette même scène du Think Tank, ça s’est passé le Dimanche avec la présence de l’artiste : Jacques.

Instrumental et électronique, Jacques nous a concocté ses formules sonores derrière son bureau-laboratoire. Pas de formule chimique avec demi-réaction, mais des réactions sincères et vivantes tout court. Nombreux ont applaudi la performance et c’était entièrement mérité, bravo Jacques !

(Crédit Photo : Rémi Golinelli)

(Crédit Photo : Rémy Golinelli)


Le repère du chill : la nouvelle scène du Lalaland.

Malgré un retard d’ouverture lors de la première journée du festival, les équipes s’encourageaient à peaufiner les derniers détails pour ce nouvel espace pensé par les équipes du Badaboum. Et l’attente fut méritée pour arpenter cette « scène-salon ». Richement décoré de son lustre et de ces guirlandes, la programmation entre indie-électro fut bien agréable et nous avons passé du bon temps sur le live d’Âme. Avoir une capacité d’espace et de scène plus réduite sur un festival ça a du bon, ça rapproche forcément, c’est une scène « cocon-hippie » et à vrai dire nous aurions pu y rester encore une bonne partie de la nuit !

(Crédit Photo : Rémi Golinelli)

(Crédit Photo : Rémy Golinelli)


Beware Magazine au zénith avec son TOP 3

« Lorsque nous sommes à la même hauteur du soleil, nul besoin de le chercher plus longtemps ! »

Hot Chip dans les cieux !

Si leur dernier concert en date datait de Novembre dernier au Casino de Paris, cette fois, nous les avons retrouvés dans une autre configuration, celui d’un festival et autant le dire tout de suite : un double plaisir à la fois pour le public mais aussi pour les membres du groupe. Quand un groupe s’amuse sur scène, c’est déjà gagné, mais si en plus le public rentre dans la dimension du partage et reçoit parfaitement ce bonheur: Alchimie des sens !

Nous avons donc retrouvé les 7 membres du groupe emmené par le chanteur et guitariste Alexis Taylor qui ont réussi une nouvelle fois de plus à nous faire voyager dans leur Electro-Pop en s’affirmant comme un grand groupe de notre époque.
Hot Chip se démarque, c’est indéniable, ça décolle !

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Son univers musical est riche et reste cohérent par rapport à l’image que l’on s’en fait, la recherche musicale est affinée tout en piochant dans différentes époques musicales avec un fort attachement pour la disco. Pas de mystère lorsqu’on apprend sur POPNews que Joe Goddard s’amuse à relever certaines pépites présentes dans les mix du « bibliothécaire de la disco » à savoir : DJ Harvey.
Quand on parle d’alchimie, c’est jusqu’à ce moment où les enfants de chacun des membres du groupe sont invités à venir s’exprimer et danser sur scène avec leurs papounets, c’est pas beau ?!
Et puis que dire des nouvelles pépites qu’ils nous ont aimablement offerts : du bonheur !
D’ailleurs, pour les aficionados, le chanteur Alexis Taylor sortira dès ce Vendredi 10 Juin un album plus intimiste (« Piano ») réalisé au … piano.

Allez, rien que pour vous, on vous offre une autre pépite, l’approche graphique selon Hot Chip :

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

(Crédit Photo : Mathieu Koehl)

Air, le retour !

6 années c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir le duo, une attente méritée pour le public massé en nombre pour la venue du duo Benoit Dunckel et Nicolas Godin.
Une scénographie simple mais efficace : 5 écrans de led en arrière plan projetant des visuels en parfaite synchronisation avec la prestation sonore. Les deux compères ont cette harmonie du spleen.
Il fait si bon de flâner et d’apprécier à la juste valeur leur retour. « Sexy Boy » en fin de concert nous a déposé sur un petit nuage et nous y sommes restés jusqu’à l’arrivée de PJ Harvey.

(Crédit Photo : Rémi Golinelli)

(Crédit Photo : Rémy Golinelli)

(Crédit Photo : Rémi Golinelli)

(Crédit Photo : Rémy Golinelli)

Pj Harvey et la symbolique

Grande dame du rock anglais, elle fait figure de ces artistes symbole qui ont acquis une assise à tout jamais dans l’histoire du rock anglais et du rock tout court.
Un mystère d’amour transgénérationnel dont Polly a le secret. Pour son live à We Love Green, son choix s’est porté sur les titres de son dernier album sorti en avril dernier « The Hope Six Demolition Project » ainsi que les pépites du précédent album « Let England Shake » qui est pour nous l’un des plus éblouissants.
Les embouchures des instruments à cuivres ont résonné sur la scène de la Prairie et PJ Harvey au saxophone ça n’a pas de prix lorsqu’on sait qu’il s’agit de l’un de ses instruments de musique privilégié. Une puissance dans la sérénité, c’est mystérieux et si envoutant !

(Crédit photo : Rémi Golinelli)

(Crédit photo : Rémy Golinelli)

Si nous devions rechercher encore une pointe de soleil après tous ces beaux moments et bien nous les attribuerons tout simplement à Emmanuel de Buretel, co-producteur du We Love, à sa directrice Marie Sabot et à l’ensemble de tous les bénévoles qui se sont mobilisés pour offrir ce festival qui n’était pas gagné d’avance avec les intempéries de ces derniers jours ! Bravo à eux.

A l’année prochaine cher We Love Green !

Merci Greenroom !

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