Pink Flamingo Schérazade réchauffe nos nuits parisiennes

Comme si tout le souffre du monde était concentré en un morceau. Schérazade balance son blues sur ses folles nuits parisiennes dans Pink Flamingo.

La sueur, les substances illicites, la moiteur de baisers arrachés derrière la porte un peu grasse des toilettes d’un bar plongé dans la pénombre : on déambule dans une capitale secrète, réservée à quelques initiés. Des paumés glorieux. Des borderlines agrippés à leurs principes. Des séductrices saintes-nitouches.

Il y a comme un hommage à la désinvolture de la Nouvelle Vague, dans ce titre, un baiser ému à Billie Holiday, qui sait, une référence au minimalisme pop d’un Connan Mockasin, sûrement, chez la mystérieuse Schérazade signée chez Universal et entourée de Renaud Letang et Rory McCarthy (guitariste, notamment, de Mac Demarco).

Le brio de ce titre, c’est qu’il brûle autant les doigts que la langue, avec un flow scandé, une rythmique syncopée, comme le cliquetis d’un néon d’hôtel interlope. Alors on s’y frotte avec délice ; on commanderait bien un autre verre, finalement, allez quoi.

Crédits image@Elisa Baudoin

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