Depuis plusieurs années, la présence des femmes se fait de plus en plus sentir sur la scène du street art à Montréal. Elles se retrouvent autant dans les festivals que dans les sombres ruelles. Elles sont partout,  tout autour de nous, rivalisant en talent et en originalité avec leurs homonymes masculins.

En cette journée de la femme, nous vous invitons à  découvrir quelques-unes des vedettes féminines de nos murs,  présentées ici en ordre alphabétique.

Kat

Kat

Kat streetart ©Nickie Robinson

  • Début : 2014
  • Origine : Paris, France. Établie à Montréal depuis près de 6 ans.

Kat utilise l’art urbain comme carte de visite afin de sensibiliser les passants sur la façon abusive que nous avons de traiter les animaux. Chacune de ses oeuvres est unique. Peintes à la main dans son atelier et collées pour la plupart dans les ruelles, ses affiches sont souvent très sombres et remplies de messages dénonçant la cruauté envers les animaux. Elles retiennent surtout l’attention pour leur singularité et la grande qualité de l’exécution.

Pour en savoir un peu plus, allez lire l’interview avec l’artiste: « Kat – Un street-art qui se veut « dérangeant«  

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Ancienne affiche de Kat au Plateau Mt-Royal ©Nickie Robinson

Klor

Klor

Klor au festival Amalgam ©Nickie Robinson

  • Début : 1992
  • Origine: France. Établie à Montréal depuis 2007.

Klor est une graffeuse, une vraie. Pour les gars, elle est incontestablement l’une des leurs. Toujours en évolution, elle rivalise avec les meilleurs en maniant la bombe avec une grande aisance et son style « sharp ».  C’est, avec Zema, l’une des premières femmes de la scène Montrealaise.

Partenaire de vie, d’affaires et collaboratrice de Scien, ils sont connus internationalement sous le nom de 123Klan. Ils ont 2 grands ados qui font également de la bombe mais plus particulièrement leur fils Aiik.

Avec son « chum» comme elle l’appelle avec le sourire, ils ont créé une compagnie de graphisme, une ligne de vêtements et de distribution d’art: BANDIT1SM.

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Graff de Klor au festival Amalgam de Sherbrooke ©Nickie Robinson

Maliciouz

Maliciouz

Maliciouz ©Nickie Robinson

  • Début : –
  • Origine: Montréal. Origine haitienne.

Artiste en art visuel, peintre et muraliste. Elle affirme son identité afro-américaine par un style artistique qu’elle définit comme de l’afro-urbain : le choix des couleurs, les traits de ses personnages majoritairement féminins, les sujets. Toujours très féminine dans son look, Maliciouz rappelle plus, par sa taille et son élégance, un mannequin qu’une artiste traditionnelle de street art. Et pourtant, la dame, bien qu’assez nouvelle sur la scène, manie la bombe avec de plus en plus d’aisance et de rapidité.

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Maliciouz au tunnel Rouen ©Nickie Robinson

Mc Baldassari

Mc Baldassari

MC Baldassari ©Nickie Robinson

  • Début : 2013
  • Origine: Drôme, France. Établie à Montréal depuis bientôt 10 ans.

MC, pour Marie-Clémentine, a débuté dans le street art lors du festival Under Pressure de 2013. Elle travaille avec le collectif « En Masse », le plus gros collectif d’artistes canadiens, depuis 2011 et  elle en est maintenant l’une des chefs d’équipe. Elle a fait son apprentissage avec certains des plus grands, dont Jason Botkin, ce qui lui a permis de rapidement faire sa place dans le milieu Montréalais.

Son style est très féminin et facilement reconnaissable. Personnages féminins aux longs cheveux ondulés et aux yeux démesurés qui nous rappellent les bandes dessinées japonaises. Elle est l’une des seules femmes à utiliser le pochoir en complément de ses œuvres.

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Mc Baldassari – Ruelle Verte- Arondissement Rosemont/Petite-Patrie ©Nickie Robinson

MissMe

MissMe

MissMe et son alter ego « Portrait d’une vandale » – photo-montage ©Nickie Robinson     

  • Origine: Genève, Suisse. Habite Montréal depuis près de 17 ans.

MissMe se définit comme une femme vandale et artiste qui utilise la rue comme support d’expression pour son art « astucieux » – Artful Vandal comme elle l’appelle. Ses œuvres se concentrent surtout autour de deux pôles : la série « Saints of Soul » sur les icônes de la musique soul tel que Billie Holiday, Michael Jackson, Miles Davis, Nina Simone, entre autres et les séries « Pussy illuminati » et « Artful Vandal ». Sa carte de visite est son fameux « Portrait d’une vandale », qui représente une femme nue, basée sur son propre corps, masquée, dans une position de fierté et de défi aux regards des passants.  Elle veut ainsi amener une réflexion.  Comme elle l’explique en entrevue : »Une femme sur-sexualisée par une femme. Pourquoi? » Son message est clair et repose sur la réappropriation par la femme de son image.

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MissMe – Ella Fitzgerald – Serie « Saints of soul » ©Nickie Robinson

Mono Sourcil

Mono Sourcil

Mono Sourcil ©Nickie Robinson

  • Début : 2008
  • Origine: Montréal

Bien que l’une des plus jeunes de ce groupe, cette artiste très polyvalente, fait de la bombe et du street art depuis fort longtemps. Ayant débuté avec l’art vandal, ses personnages d’hommes d’affaires aux allures angoissés et renfrognés se retrouvent parfois dans les endroits les plus inattendus : buildings abandonnés, toilettes de bar etc. avec une concentration dans le centre et l’est de la ville. Maintenant, elle travaille dans un contexte plus légal et on peut voir ses murales sur plusieurs édifices et commerces de Montréal.

Pour en savoir un peu plus, allez lire l’interview avec l’artiste: « Les personnages déjantés de Mono Sourcil » 

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Murale de Mono Sourcil au Festival Osheaga 2015 ©Nickie Robinson

Shalak Attack

Shalack Attack

Shalak Attack au Parc Pélican ©Nickie Robinson

  • Début : 2000 pour le graff et 2005 pour le street art.
  • Origine: Canada. À habité à Montreal pendant 10 ans à partir de 1999.

Bien que demeurant maintenant à Toronto, nous ne pouvons pas passer à côté de cette artiste qui a débuté ici et qui nous visite régulièrement pour laisser sa trace sur nos murs. Son style, grandement influencé par le street art brésilien, est facilement reconnaissable et peut se décrire par « une explosion de couleurs ». Elle travaille la plupart du temps avec l’homme de son cœur, Bruno « la machine » Smoky avec qui elle a fondé le collectif « Clandestino ».

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Murale de Shalak Attack au Plateau Mt-Royal ©Nickie Robinson

Stela

Stela

Stela (Starchild Stela) ©Nickie Robinson

  • Début : –
  • Origine: Province Québec. Habite à Montréal depuis plus de 10 ans.

Probablement l’une des artistes les plus prolifiques de Montréal, tous genres confondus. Stela, aussi connue sous “Starchild Stela”, est partout. Et elle utilise tous les supports que la ville met à portée de sa vue : rue, ruelle, dessous de viaduc, immeuble abandonné, train, rien ne semble pourvoir l’arrêter. Elle, qui se décrit comme une « femme pastel », utilise beaucoup les messages en association avec ses dessins pour représenter les thèmes qui lui sont chers : la colère, l‘amitié, le consentement et le soutien. Son combat: dénoncer la culture du viol.

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Stela sur building abandonné dans l’est de Montréal ©Nickie Robinson

Swarm

Swarm

Swarm au rouleau lors de « Unceed Voices » – Montreal ©Nickie Robison

  • Origine: Ontario. Habite à Montréal depuis 2014.

Aussi originale que ses œuvres, Swarm est très active dans les rues. Ses pièces, majoritairement des affiches ou des autocollants nous présentent sa vision particulière de la beauté de l’univers et de la nature. L’artiste est très impliquée socialement et elle prend souvent position par son art pour dénoncer les injustices ou les pratiques colonialistes de nos gouvernements notamment la prolifération des pipe-lines.

Pour en savoir un peu plus, allez lire l’interview avec l’artiste: « Swarm – the socially conscious street artist«  

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Une affiche de Swarm ©Nickie Robinson

Zola

  • Début : 2011

L’artiste n’aime pas les photos et les interviews et elle se tient loin de la scène artistique conventionnelle. Si elle préfère la discrétion, ses œuvres, quant à elles, ne passent pas inaperçues et sont bien connues. C’est l’une des reines de l’affiche à Montréal. Elle est l’une des rares à pouvoir se vanter que ses pièces demeurent sur les murs souvent pour plusieurs années. Elle est aussi la seule de ce groupe à ne pas avoir fait formellement de « festival » et ce n’est pas faute de talents mais par choix. Car le travail de Zola représente essentiellement la lutte par l’art ou l’art anti-oppressif comme elle le décrit. La lutte des mouvements étudiants, des femmes, contre la gentrification et l’anticolonialisme sont, entre autres causes, à la base de son engagement artistique

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Zola

Zola – affiche ©Nickie Robinson

et finalement… Zema

  • Début : depuis environ 17 ans.
  • Origine: au nord du 49 e parallèle. Installée à Montréal depuis 1999.

Nous ne pouvions faire un tel article sans parler de Zema. Bien qu’ayant délaissé la scène pour l’instant, elle demeure une incontournable. Zema, c’est une pionnière. Elle fut l’une des premières artistes féminines à s’être lancée dans le graffiti et le street art à Montréal. Elle est l’une des fondatrices du célèbre Paria Crew qui regroupait une vingtaine d’artistes dont Astro, Frank Lam, Gaston, Kain et Bjorn. Elle a d’ailleurs participé avec ce crew au festival Mural en 2013 et en 2014 avec deux murs en solo.

Pour en savoir un peu plus, allez lire l’interview avec l’artiste:  » Interview: Zema – l’artiste du «fine art» de rue ! « 

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Zema

Zema – Festival Mural 2014

Et cet article ne serait pas complet sans mentionner également ces autres femmes qui font des rues de Montréal leur canva, pour notre plus grand plaisir: Alyss, IamBatman, Lily Luciole, Loopkin, Melsa, Miss Teri, Pony, Sinister Kid, Sandra Chevrier, Sloast, Stay Beautiful et Wüna Nawü.  

Note: Cette liste n’étant pas exhaustive, l’auteur s’excuse des omissions non volontaires à cet article.

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